Les Émirats arabes unis travaillent à la mise en place d’une force maritime multinationale destinée à rouvrir le détroit d’Ormuz, selon des informations du Financial Times. Abu Dhabi a indiqué à ses partenaires occidentaux être prêt à déployer sa marine dans ce cadre et cherche désormais à rallier un large soutien international, notamment auprès de l’ONU, afin de garantir la sécurité de la navigation dans cette voie stratégique.
Un responsable proche du dossier a souligné que l’objectif était de constituer «une force internationale aussi large que possible», précisant qu'»il ne s’agit pas d’entrer en guerre avec l’Iran». À ce stade, seul Bahreïn aurait exprimé son soutien au projet, tandis que d’autres pays hésitent encore à s’y associer.
Le ministre émirati Sultan al-Jaber, qui s’est entretenu cette semaine à Washington avec le vice-président américain JD Vance, a dénoncé la situation actuelle en affirmant que «l’Iran tient le détroit d’Ormuz en otage, et chaque pays en paie le prix, à la pompe, au supermarché et à la pharmacie».
Dans le même temps, les tensions régionales continuent de s’intensifier. Des discussions seraient en cours entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sur une possible implication plus directe dans le conflit contre l’Iran, après des attaques de missiles et de drones visant notamment des infrastructures énergétiques et la capitale saoudienne, Riyad.
Parallèlement, les États-Unis envisagent l’envoi d’environ 10 000 soldats supplémentaires au Moyen-Orient, en renfort des troupes déjà déployées. Le président Donald Trump a récemment affirmé sa volonté de rouvrir le détroit d’Ormuz, «avec ou sans» le soutien de ses alliés, soulignant l’importance stratégique de cet axe pour le commerce mondial.




