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Bac Música 2026: ¿cómo tener éxito en tu análisis comparativo de las obras?

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Vous avez travaillé pendant toute votre année de Terminale un corpus d’œuvres issues du programme limitatif pour préparer votre épreuve du Bac spécialité Musique. Vous avez certainement évoqué avec vos enseignants des pistes d’écoute pour enrichir votre culture musicale. Vous vous êtes certainement entraîné et continuez à le faire à la bonne méthode pour repérer les similitudes et les différences entre les œuvres écoutées en classe. Il est temps maintenant de préparer la partie écrite de votre épreuve. Et comme le font le plus souvent y compris les plus grands interprètes, écouter ses pairs permet de nourrir sa propre réflexion.

C’est dans ce but que la Tribune des critiques de disques a accueilli récemment six lycéens : Louise Rousseau (lycée Sévigné de Charleville-Mézières), Noé Rabusseau (lycée Pierre Mendès France de La Roche-sur-Yon) et Timéo Pillard (lycée Vauvenargues d’Aix-en-Provence) avec Charline Rohart (lycée Ambroise Paré de Laval), Elisha Moreuille-Tassart (lycée Aragon-Picasso de Givors) et Milo Radovic (lycée Malherbe de Caen). Ces jeunes préparent, comme vous, le Bac spécialité musique, et ils se sont prêtés à l’exercice de comparer différentes interprétations de trois œuvres du grand répertoire classique, après les avoir travaillées en classe. La Lettre à Elise de Beethoven et Le vol du bourdon de Rimski-Korsakov et Till l’Espiègle de Richard Strauss sont ainsi présentées chacune en quatre versions par quatre interprètes différents, commentées par les lycéens et le public (constitué également des lycéens), et ensuite les membres du jury des critiques élisent la meilleure selon leurs impressions.

Quels termes utilisent-ils ? Comment argumentent-ils leurs impressions ? Quelles références utilisent-ils pour mettre en perspective les choix de différents interprètes ? Deux exemples de commentaires des lycéens, suite à l’écoute du poème symphonique Till l’Espiègle de Richard Strauss :

«C’est vrai que c’est une version qui est un tout petit peu plus lente en termes de tempo dans les parties plus vives, ça peut déranger certains, pour ma part ça ne me dérange pas trop, il y a plusieurs choses que j’ai beaucoup aimées, notamment au début : on a une partie de cor qui est seule par-dessus des trémolos de cordes, de violon 1 et 2, et les quelques libertés rythmiques que pouvait prendre le corniste, je trouvais, étaient très adaptées. Également, il y avait tout un jeu d’équilibre qui était fait, je pense, à l’entrée, justement, des percussions et de la crécelle, après les deux grosses notes de clarinette basse et de clarinette, et j’ai trouvé ça très réussi parce que d’un seul coup on a le changement de couleur justement, qu’on n’avait pas forcément dans la version précédente parce que l’attaque était très cachée. Ici on sent vraiment qu’il y a différents tableaux qui se succèdent et pas simplement une espèce de gros scherzo symphonique uniforme.»

«Il y a toute cette introduction, cette sorte de «il était une fois» qui est raconté, qui est très velouté, il y a un jeu très lié. Il y a de très belles intentions de la part de l’orchestre et ça met en place de très belles couleurs qui forment un véritable tableau à regarder. On a en fait ce thème 1 : il y a écrit sur la partition «lustig» qui a donné en langue française «loustic» et je le trouve effectivement très loustic, il est particulièrement facétieux et moi ça me met directement dans l’image de Till l’Espiègle. Et on a des accents très très bien placés, on sent qu’il y a une maîtrise de l’œuvre de l’orchestre, il y a des sortes de beaux dialogues entre l’orchestre et parfois quelques instruments qui peuvent sortir de l’orchestre et se démarquer comme le cor ou bien la clarinette. Ce que j’ai trouvé très chouette aussi c’est que, comparé à la première version où j’ai sursauté, cette fois-ci je n’ai pas sursauté et j’ai trouvé que c’était très bien dosé pour ce passage plus fortissimo.»

Préparez votre commentaire composé !

Ecoutez l’émission avec attention : répertoriez le vocabulaire utilisé pour décrire les éléments constitutifs principaux des œuvres écoutées : structure, style, type de formation, instruments, tonalité, esthétique… ainsi que des termes permettant de décrire l’interprétation : tempo, articulation, phrasé, rubato, caractère… Identifiez ensuite les termes dont vous ne connaissez pas la définition et précisez-les. Constituez-vous ainsi un glossaire en complément de tous les éléments d’analyse que vous avez déjà pu travailler en cours avec votre professeur de musique. Une fois votre glossaire sous les yeux, entraînez-vous à construire votre argumentation. Bonnes révisions!