C’est lorsqu’il était en colocation avec l’un de ses meilleurs amis, alors apprenti caviste lyonnais, que le cinéaste Léo Boudet découvre le monde du vin. «Pour moi, c’est comme un film, une musique ou un livre, il y en a qui sont sympas, qui vous divertissent, et de temps en temps, il y a qui vous prennent de l’intérieur et vous bouleversent», compare le réalisateur du film documentaire Les Chaillées de l’enfer, diffusé en avant-première aux cinémas Le Méjan-Actes Sud, mardi 31 mars à 20h30 à Arles. Au fil des dégustations et de ses échanges avec son colocataire qui lui racontait ses rencontres avec les vignerons, naît l’envie de leur consacrer un film. «Les documentaires sur le vin sont souvent assez didactiques. Je voulais faire un film de cinéma, avec une approche beaucoup plus sensible et humaine, qui apporte une nouvelle lumière», explique ce fils de photographe de presse et d’une productrice dans l’audiovisuel. «Cet endroit a quelque chose de magique» Un projet qui, comme le bon vin, mettra une dizaine d’années à mûrir, et qui se précisera après sa rencontre avec Christine Vernay et sa découverte du domaine éponyme, situé dans la Vallée du Rhône. «Cet endroit a quelque chose de magique»…





