Après trois arrêts de Papillon pour les Boxers et trois de Carruth pour les Dragons, le casque d’or du meilleur buteur et assistant a brillé. Derrière, le gardien bordelais a repoussé le tir du meilleur buteur de la saison, le Rouennais Simonsen, et Mériadeck a pu exulter (1-0). Au passage, le grand absent des derniers JO réalise son deuxième blanchissage en deux séances de tirs au but après celle du match 1 du quart de finale contre Marseille.
Les Bordelais mènent désormais 3-0 face à des Normands qui n’ont pas affiché le visage d’une équipe à la recherche d’une victoire qui pourrait relancer la série. Droits dans leurs patins et sur le bon chemin, les Bordelais, eux, se donnent les moyens de se payer les frissons de la finale. La marche n’est pas encore franchie, il y a un match 4 dès ce mercredi soir, mais le début d’un bout de patin ne serait-elle pas déjà dessus ? «Surtout pas, coupe l’entraîneur bordelais Olivier Dimet. C’est souvent la plus dure à aller chercher et Rouen ne va pas s’avouer vaincu. À nous d’encore sortir un gros match. On a cette munition, on va la jouer à fond.»
Rouen attend…
Qui allait se découvrir en premier ? Sur les vingt minutes d’entame de match, personne. Le peu d’actions concrètes est quand même pour les Bordelais avec des centres dangereux. Bruche, intenable depuis le début des play-offs (meilleur buteur avec 5 réalisations, à égalité avec le Grenoblois Beauchemin), Rambello ou encore Pompei ne sont pas loin de les reprendre.
Vaccinés des buts pris en contre sur les deux premiers matchs, les Rouennais préfèrent attendre. Leur défense s’illustre mais leur jeu est bien pâle, sans hargne, sans répondant. La faute peut-être à un effectif amputé de trois joueurs, deux suspendus et un blessé.
Bordeaux attaque
Bordeaux n’est pas là pour faire des cadeaux et bataille pour ne pas tomber dans l’attentisme adverse. Toujours animé par ce plaisir d’être ensemble, «j’adore jouer avec ces mecs», confiait encore cette semaine le capitaine Loïc Poudrier, ils ne cessent de créer, d’étouffer la défense et de tourner autour de la cage du portier américain Carruth. Il manque la justesse technique pour conclure mais l’audace, la vitesse et l’énergie sont clairement bordelaises (15 tirs à 3 sur le deuxième tiers).
Les Dragons semblent avoir perdu la flamme et ça saute aux yeux : Simonsen manque le palet au moment de frapper seul devant Papillon et les fautes grossières laissent entrevoir une mauvaise nervosité. En power play ou pas, Bordeaux va devoir trouver le moyen d’en profiter.
Les minutes passent, les tiers s’enchaînent et le jeu s’ouvre. Gresock et Rech approchent de la cage locale (45e) pendant que Bruche est trop court sur un palet lancé dans la profondeur (47e). Bordeaux ne trouve toujours pas la faille pendant que Rouen se met petit à petit à croire au hold-up. Les prolongations entretiennent l’espoir normand mais les Boxers, même à 3 contre 4, résistent. Papillon comme dernier rempart. Et ça marche aussi sur les tirs au but.

/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/03/29/image-3394b972-297e-460e-a366-5242ff9994d8-85-2560-1440.jpeg)


