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Cuando la magia juega trucos con la música clásica

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Avant d’être plongée totalement dans le noir, la salle de La rose des vents se remplit d’un public varié, familial, intrigué par le titre du spectacle à l’image d’Odette, qui s’installe : «Je ne sais pas du tout à quoi m’attendre, en revanche le titre «Sorcellerie pour deux pianos» m’a attirée. J’adore le piano et le côté sorcellerie a attisé ma curiosité, j’ai hâte !» plaisante de notre côté Didier. «J’espère qu’ils ne vont pas faire voler les pianos », plaisante aussi Didier. «Peut-être qu’ils vont faire sortir des choses du piano, ça pourrait être rigolo, ou peut-être que le piano va se mettre à jouer tout seul. Diabolus in musica, peut-être que ça va être ça ce soir !» déclarent Adélaïde Panaget et Naïri Badal, les deux pianistes du Duo Jütökok : «Le principe de ce spectacle n’était pas forcément de faire quelque chose de figuratif autour de la sorcellerie mais de proposer des effets visuels, des ambiances, des atmosphères pour plonger l’auditeur dans ce beau répertoire qui est inspiré de la sorcellerie, puisque nous jouons «L’Apprenti sorcier», «Une nuit sur le mont Chauve», donc de la musique avec de la thématique un peu magique» déclarent-ils. Naïri Badal ajoute : «Je dirais que ce qui a été aussi intéressant dans la rencontre avec Antoine Terrieux et Philippe Beau c’est qu’on a découvert qu’on utilisait tous nos mains pour créer de l’émotion. C’était marrant de voir qu’il existe le même vocabulaire entre la magie et la musique»

Il n’y a pas de piano volant dans Sorcellerie pour deux pianos, mais des partitions qui s’échappent, et le diable qui apparaît en ombre chinoise, en réponse à la musique interprétée par Adélaïde Panaget et Naïri Badal, les deux pianistes du Duo Jütökok. Pascal Amoyel, pianiste et mentaliste, raconte sa rencontre avec la magie : «Quand j’étais adolescent ma mère m’a raconté qu’un jour je lui ai dit qu’il me fallait un jeu de cartes. Je suis allé le chercher et depuis il ne m’a plus jamais quitté. Et je me suis rendu compte, après coup, que ce n’était pas vraiment la magie, les tours de cartes qui m’intéressaient, mais que c’était plutôt quelque chose de l’ordre du nihilisme. J’aime quand une personne a un jeu de cartes dans la main, qu’elle pose les cartes les unes après les autres et puis s’arrête au moment où elle veut. Et avoir prédit la carte à laquelle elle s’est arrêtée»

Pascal Amoyel a par la suite continué à nourrir cette passion. Grâce à des livres tout d’abord, puis en 2005 il crée un cercle de mentalistes pour apprendre aux côtés des meilleurs. Le spectacle «L’étrange concert», qui mêle musique et magie, demande lui aussi beaucoup de préparation. Difficile de le reprendre pour une seule soirée, ajoute-t-il, mais il y replongerait avec plaisir, pour une série de plusieurs dates.

Festival 100% Magie à La rose des vents : Jusqu’au 9 avril

«Sorcellerie pour 2 pianos, Duo Jütökok et deux magiciens, Antoine Terrieux et Philippe Beau : Le 21 mai au Théâtre de Tulle

«Looking for Beethoven», Pascal Amoyel : de fin septembre à fin décembre au Théâtre Montparnasse.