Moins de deux semaines avant les élections en Hongrie, le gouvernement de Viktor Orbán se trouve sous les projecteurs et les critiques. Péter Szijjártó, son ministre des Affaires étrangères, est accusé de «collusion avec la Russie» par un consortium de médias qui ont publié l’enregistrement présumé d’un de ses appels avec son homologue Sergueï Lavrov.
En août 2024, après une visite à Saint-Pétersbourg, Lavrov l’appelle pour réitérer une demande de faveur : l’oligarque russe Alisher Ousmanov veut voir sa sœur, Gulbahor Ismailova, retirée de la liste des sanctions de l’Union européenne. Péter Szijjártó explique que la Hongrie prévoit de soumettre une proposition en ce sens à l’UE, en collaboration avec la Slovaquie.
La conversation en anglais, où l’on ressent un mépris commun envers l’Union, «met en évidence l’excès de courtoisie entre Szijjártó, qui représente un État membre de l’UE et de l’OTAN, et Lavrov, représentant d’un pays qui a envahi et occupé un État européen,» souligne l’enquête publiée notamment par le média russe établi en Lettonie The Insider.
Efforts payants
Au cours de cet appel et d’autres survenus entre 2023 et 2025, «des informations sensibles sont échangées quant aux délibérations internes à Budapest et à Bruxelles, ce qui intéresse sans aucun doute.»






