Des actes de vandalisme à Arques-la-Bataille, des dégradations aux Grandes-Ventes, des vols à Vexin-sur-Epte : les violences augmentent dans les clubs de foot normands, selon le président de la Ligue de football de Normandie, invité de ICI Normandie ce vendredi 3 avril 2026.
Les clubs de foot normands font face à une hausse des violences. Les exemples se multiplient comme à Arques-la-Bataille, près de Dieppe, vandalisé il y a deux mois. C’est le constat que fait la Ligue de football de Normandie sur ICI Normandie, ce vendredi 3 avril. Son président, Romain Féret constate en effet, au niveau de la Ligue, «à peu près 60 à 70 dossiers disciplinaires déposés par semaine, qui vont de la contestation à des dossiers beaucoup plus graves. On a une augmentation par rapport à l’année dernière. Est-ce lié au fait qu’il y a plus de remontées, à travers nos réseaux d’information, un plus grand travail avec les services de l’État ?», s’interroge-t-il, ajoutant que cette violence n’est pas forcément propre aux clubs de football. «La violence vient aussi de l’extérieur. C’est toute la difficulté pour la Ligue de football et ses commissions d’identifier les gens qui sont licenciés et sur lesquels on peut avoir un pouvoir et ceux qui ne sont pas licenciés. On a besoin dans ce cas des services de l’État pour nous aider à éliminer ces comportements.»
Des violences de plus en plus marquées chez les jeunes, y compris les enfants
Romain Féret indique que ces faits de violences se situent surtout chez les jeunes et les vétérans, c’est-à-dire des joueurs de plus de 35 ans. Les violences surviennent même chez les moins de 11 ans. «On a eu une bagarre entre parents lors d’un match de U11. On a un vrai sujet sociétal. Alors, est-ce que c’est l’effet Mbappé, le projet Mbappé, avec l’espoir pour certains parents d’un ascenseur social, via leurs enfants ? En tout cas, certains parents remplacent aujourd’hui l’éducateur, au même titre que certains parents ont remplacé les professeurs.» Pour lui, cela s’explique aussi par le besoin de compétition, alors que le football, c’est du plaisir normalement. Il pense aussi que c’est un problème d’éducation. «On a oublié quelle était la valeur du sport, quels étaient les enjeux, donc il faut se demander comment faire en sorte que le modèle compétitif ne dépasse pas le parcours de l’enfant.» Le conseil du président de la Ligue aux présidents de club est de faire des matchs à huis clos.



