Les poulpes sont parmi les créatures les plus fascinantes qui existent. «Dépourvues de squelette, elles adoptent tout un tas de forme, la plupart d’entre elles changent de couleur, comme les caméléons, et trois cœurs pompent leur sang, qui est bleu à cause du cuivre», s’émerveille Ars Technica. Caractéristique remarquable, ces animaux marins sont pourvus de bras indépendants les uns des autres dans lesquels se trouvent les deux tiers de leur système nerveux. C’est à l’un d’entre eux, celui qui joue un rôle dans la reproduction, qu’est consacrée une étude parue dans la revue Science.
Nommé «hectocotyle», ce bras copulateur va, telle une langue, «s’étendre dans le manteau de la femelle – la structure en bulbe derrière les yeux, où se trouvent ses organes, dont le système reproducteur – jusqu’à trouver les ovaires», indique Scientific American. Une fois arrivé à destination, il dépose à proximité son précieux contenu. La question qui taraude les chercheurs est de savoir comment ce bras se repère dans le manteau et «sait» où décharger les spermatophores, des capsules contenant les spermatozoïdes.
Guidé dans le noir par une hormone femelle
Pour lever le voile sur le mystère, Pablo Villar, premier auteur de l’article et postdoctorant à l’université Harvard, a imaginé une expérience en.







