Gabrielle Côté a fait ses devoirs avant d’embarquer dans la grande aventure de Big Brother Célébrités. Véritable fan, elle avait déjà regardé les saisons précédentes et saisissait bien les stratégies déployées dans la version québécoise de ce phénomène télévisuel adapté aujourd’hui dans 70 pays.
«Me retrouver dans cette position-là, être dans l’histoire des champions de Big Brother, c’est vraiment un honneur! C’est un p’tit rêve que je réalise», lance la grande gagnante, au bout du fil.
Qu’est-ce qu’elle aime tant dans ce concept d’émission? Notamment le «côté stratégique» et les «relations sociales» qui se forment entre les candidats enfermés ensemble pendant près de trois mois.
«C’est un peu une microsociété. On aime voir comment ces relations se tissent; comment les gens arrivent à se trahir, à vivre avec la trahison. On aime aussi les rédemptions, les grandes histoires de retour, les underdogs qui réussissent à se sortir du pétrin», énumère celle qui a remporté la partie avec un vote presque unanime.
Bref, selon Gabrielle Côté, Big Brother Célébrités rassemble tous les ingrédients pour offrir au public «de la bonne dramaturgie».
«C’est comme un bon scénario de film! C’est tout ce qu’on veut : on veut de la trahison, du mensonge. On veut que les gens se relèvent, qu’ils réussissent ou qu’ils échouent à un moment crucial», lance la comédienne qu’on a vue entre autres dans STAT.
Cette envie de «faire de la bonne télé» n’a pas influencé sa façon de jouer… Mais ses réactions face au jeu? Ça oui!
«Par exemple, le retour de Félix. On s’entend, c’était très mauvais pour mon jeu. Ce qui me permettait de rire de ce moment-là au lieu de le prendre comme un coup dur, c’est parce que j’arrivais à le voir avec des yeux de spectatrice», résume la scénariste qui signe le film Les Furies.
L’art du montage
Pour sa stratégie, Gabrielle Côté a misé sur un «jeu complet», tant au niveau social qu’au niveau des challenges. Son secret? Quelques alliés en qui elle avait une «grande confiance» ainsi que sa capacité à remporter des votes, des colliers d’immunité et des patronats «au bon moment».
«Je jouais beaucoup avec les cartes que j’avais, au moment où je les avais. Je rebrassais toujours le jeu. Je m’alliais avec des gens qui m’avaient trahie si c’était bon de le faire à ce moment-là. Par exemple, avec Citron ou Marie-Ève et Félix….»Je savais qu’ils me jouaient dans le dos et que, moi aussi, éventuellement j’allais finir par les trahir, mais à certains moments parfois j’avais besoin de travailler avec eux», explique la trentenaire.
Les téléspectateurs ont notamment pu le constater concernant la fameuse clé «double vie» d’Oussama qui a disparu des épisodes jusqu’à la toute fin de la saison afin de créer un «punch» supplémentaire pour le public… Et ce, même si les joueurs en avaient parlé entre eux, dans la maison, au cours des dernières semaines.
À ce propos, les liens entre Gabrielle et Oussama n’ont pas beaucoup été mis en lumière dans les derniers épisodes. Dans l’esprit de Gabrielle, il n’y avait pourtant aucun doute : c’est aux côtés d’Oussama qu’elle souhaitait affronter le jury final.
«Quand Mona est partie, je savais que je jouais avec Oussama. C’est peut-être quelque chose qui paraît moins dans le montage que dans la réalité, mais on était très proche et on savait, les deux, qu’on s’amenait jusqu’à la fin», assure la grande gagnante.
Gabrielle Côté a remporté, dimanche soir, un grand prix de 100 000 $, dont 25 000 $ seront remis à la fondation Le Chaînon qui vient en aide aux femmes en situation de vulnérabilité.
Le chanteur William Cloutier a quant à lui remporté le prix du public, accompagné d’une bourse de 5000 $.


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