C’est une tradition pour les fêtes de Pâques : on mange et on offre du chocolat. C’est donc une période importante pour l’activité des artisans chocolatiers ; pour le chiffre d’affaires, mais aussi la créativité. Illustration à Niort chez l’artisan chocolatier Laurent Cathala.
Lorsque l’on pousse la porte du magasin de Laurent Cathala à Niort, difficile de les manquer car ce sont les stars du moment : les poules, les œufs et autres lapins nous rappellent rapidement que les fêtes de Pâques se déroulent ce week-end. Mais n’allez surtout pas dire à notre artisan qu’il manque d’imagination. Laurent Cathala le reconnaît volontiers : «Il y a des incontournables», ce que confirme vite une cliente en pleine recherche de figurines en chocolat. «D’habitude, je prends une cloche, parce que c’est traditionnel. Là, je vois qu’il y a des petits objets, des petits canards, des lapins etc.» et la cliente avoue d’emblée son intention de se laisser tenter.
«Rassurer», mais aussi s’amuser !
Et c’est donc le heureux dilemme pour notre artisan chocolatier. Laurent Cathala doit concilier la tradition avec tout de même une petite pointe de fantaisie et de création. «L’artisan chocolatier pâtissier navigue toujours entre les deux. Cette tradition car Pâques sans poule, sans lapin, sans œufs, ce serait peut-être un peu trop décalé. On doit toujours être rassurant, mais on se laisse un peu aller. Cette année, on est sur un thème ‘pirate’. Je fais des lapins, des poules qui sont un petit peu transformés. C’est ludique, C’est la fête des enfants. Il y a toujours cet œil d’enfant qui doit être là !», s’amuse Laurent Cathala.
Une matière première noble
Constance est pâtissière et travaille en coulisse avec Laurent Cathala. Elle aide donc aussi à confectionner les figurines et les personnages en chocolat. Avant le regard des enfants, il y a l’œil avisé de la spécialiste. «C’est très technique le chocolat. Il y a des températures à respecter, c’est ce qui me plaît. C’est vraiment bien. On voit concrètement ce qu’on fait de nos mains. On voit la matière première, puis on voit le produit fini. En plus, on fait plaisir aux gens en même temps, donc c’est cool», s’enthousiasme la jeune pâtissière.
Et tout cela ne s’improvise pas. Laurent Cathala explique que ce marathon de Pâques se prépare des mois, voire une année à l’avance. Mais pour notre chocolatier niortais, c’est la période la plus intéressante. «On peut se lâcher à Pâques. C’est sans aucun doute le plus beau magasin de l’année.» Pâques, c’est aussi une période importante au niveau économie. Les ventes de chocolats de Pâques représentent en effet entre 20 et 30 % des chiffres d’affaires des chocolatiers.




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