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Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir laissé ses collaborateurs négocier fin 2005 le financement de sa campagne présidentielle 2007 avec le haut dignitaire libyen Abdallah Senoussi, qui a été condamné à perpétuité pour avoir commandité un attentat qui a coûté la vie à 170 personnes, dont 54 Français, en 1989.
Ce qu’il faut savoir
Ce direct est terminé.
Nicolas Sarkozy s’est longuement exprimé face à la cour d’appel de Paris, au premier jour de son interrogatoire, mardi 7 avril, dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse en 2007. L’ancien chef de l’Etat est notamment soupçonné d’avoir laissé ses plus proches collaborateurs, Claude Guéant et Brice Hortefeux, négocier fin 2005 un tel financement avec un haut dignitaire libyen, Abdallah Senoussi, condamné à perpétuité pour avoir commandité cet attentat qui, en 1989, avait coûté la vie à 170 personnes, dont 54 Français. Il a reconnu que Claude Guéant et Brice Hortefeux avaient commis une «erreur» lors de leurs voyages à Tripoli.
Nicolas Sarkozy avait lui-même rencontré le dictateur libyen Mouammar Kadhafi, le 6 octobre 2005, sous une tente à Tripoli, alors qu’il était ministre de l’Intérieur. «Je n’ai pas demandé à voir monsieur Kadhafi, c’est lui qui a demandé à me voir, a insisté Nicolas Sarkozy, tout en essayant de garder son calme. Il n’y a pas eu le moindre pacte entre eux et moi, je le dirai jusqu’à mon dernier souffle car c’est la vérité.»
- Répondre à la «souffrance» des parties civiles en réaffirmant «la vérité» de son innocence. Au début de son interrogatoire, Nicolas Sarkozy a dit répondre à «la souffrance» des familles de victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA par «la vérité» de son innocence. «Ce n’est pas possible de laisser ces témoignages sans réponse. On ne peut pas rester insensible, mais c’est impossible d’avoir une réponse à la hauteur des souffrances exprimées», a commenté Nicolas Sarkozy, condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs à l’issue de son premier procès.
- La colère des parties civiles. Les proches des victimes de l’attentat contre le DC-10 d’UTA, qui a explosé au Niger le 19 septembre 1989, tuant les 170 personnes à bord, dont 54 Français, ont témoigné le 1er avril devant la cour d’appel de Paris. Elles se sont constituées partie civile car le dignitaire libyen Abdallah Senoussi, condamné par contumace en France, est considéré comme le «cerveau» de cet attentat. Or, à l’issue du premier procès de Nicolas Sarkozy, le tribunal a considéré que la levée de son mandat d’arrêt était l’une des contreparties au versement de fonds libyens. Les parties civiles ont manifesté leur colère à l’audience contre la réaction de l’ancien chef d’Etat après sa condamnation. Mais Nicolas Sarkozy a choisi d’attendre son interrogatoire pour leur répondre.
- Sobriété et solennité. Nicolas Sarkozy joue donc la carte de la sobriété pour ce procès en appel. L’audience s’est ouverte le 16 mars devant la cour d’appel de Paris, dans une ambiance très solennelle. Le procès, qui se déroule en l’absence de l’ancien ministre Claude Guéant, dispensé pour raisons de santé, doit durer jusqu’à la fin du mois de mai. La décision sera ensuite mise en délibéré.
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Violaine Jaussentfranceinfo Il y a 0 sec
#SARKOZY Au procès en appel de Nicolas Sarkozy, l’audience est suspendue. Cette première journée d’interrogatoire très dense se termine avec quelques remarques du président de la cour. Il affiche son scepticisme concernant certaines déclarations de l’ancien président de la République, notamment sur la façon dont Brice Hortefeux s’est retrouvé «piégé» chez Abdallah Senoussi. «C’est quand même très étonnant», souligne le magistrat. Qui, peu après, ne cache pas un rictus : «Je souriais parce que je me disais que vous anticipez mes questions et vous y apportez des réponses.» L’interrogatoire reprendra demain à 9 heures.
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Il est 18 heures ! Voici un nouveau point sur l’actu :
#KOHLER_PARIS Les deux anciens otages français retenus en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris, ont quitté le territoire de la République islamique, après cinq mois d’assignation à résidence à l’ambassade de France à Téhéran, consécutifs à plus de trois ans et demi de détention. Les ex-otages «sont libres», a annoncé Emmanuel Macron. Ils sont attendus demain en France, précise une source proche du ministère des Affaires étrangères à France Télévisions. #MOYEN_ORIENT#ACCIDENT_TGV Les causes de la collision entre un TGV et un poids lourd ce matin sur un passage à niveau de Bully-les-Mines, dans le Pas-de-Calais, demeurent inconnues. Les premiers éléments montrent qu’il n’y avait pas de «défaillance de ce passage à niveau», selon le ministre des Transports, Philippe Tabarot. L’accident a provoqué la mort du conducteur du train et fait 16 blessés. Le chauffeur du poids lourd est en garde à vue pour homicide involontaire aggravé.#MOYEN_ORIENT Donald Trump a menacé l’Iran d’un anéantissement total, à quelques heures de l’expiration de son ultimatum pour une réouverture du détroit d’Ormuz. «Une civilisation entière va mourir ce soir», a asséné le président américain sur sa plateforme Truth Social, ajoutant qu’il ne voulait pas «que cela se produise, mais ce sera probablement le cas».#SARKOZY Le procès en appel de Nicolas Sarkozy dans l’affaire des financements libyens de sa campagne présidentielle de 2007 se poursuit à Paris. L’ancien chef d’Etat a notamment estimé que ses proches collaborateurs, Claude Guéant et Brice Hortefeux, avaient commis une «erreur» en rencontrant le haut dignitaire libyen Abdallah Senoussi, condamné auparavant en France pour l’attentat contre le DC-10 d’UTA. Suivez notre direct. -

#SARKOZY Au procès en appel de Nicolas Sarkozy, l’ex-chef de l’Etat résume sa version des faits et, selon lui, les raisons qui ont poussé Claude Guéant et Brice Hortefeux, ses proches collaborateurs, à rencontrer le haut dignitaire libyen Abdallah Senoussi. Selon le tribunal qui l’a condamné, c’était dans «l’objectif de préparer une corruption». Ce que Nicolas Sarkozy conteste : «Ziad Takieddine, son contact, c’était Senoussi. Takieddine n’avait aucune relation avec moi directement, donc Ziad Takieddine a mis en relation Claude Guéant et Brice Hortefeux avec monsieur Senoussi, pour montrer à Senoussi qu’il avait du pouvoir.» «C’est l’analyse que je fais des choses après avoir lu le dossier», précise-t-il, qualifiant ses propos d‘»analyse honnête».

«Et donc Claude Guéant et Brice Hortefeux ont été victimes d’un guet-apens ou d’une entourloupe organisée par Ziad Takieddine ?», interroge le président de la cour d’appel de Paris. «Avant d’être victimes ils ont été coupables d’imprudence. Enfin, victimes d’abord, imprudents ensuite», estime Nicolas Sarkozy, qui répètent ses arguments de défense. «Se faire enlever par Ziad Takieddine, c’est une erreur, c’est peut-être même une faute», ajoute l’ex-chef de l’Etat, alors que Brice Hortefeux avait raconté avoir été embarqué en voiture très rapidement par Ziad Takieddine pour se rendre chez Abdallah Senoussi.
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#SARKOZY Le président de la cour se montre plus insistant et précis dans ses questions à Nicolas Sarkozy. Alors que le magistrat l’interroge sur une éventuelle rencontre avec le commanditaire libyen de l’attentat du DC-10, Abdallah Senoussi, ou d’une conversation téléphonique avec lui, qui aurait eu lieu, selon une note de l’intermédiaire Ziad Takieddine, l’ancien président de la République s’agace. «Est-ce qu’on me prend pour un imbécile ou un fou ? Dois-je vraiment me justifier de cela ?»
«Il fallait que la question soit posée, quelquefois les questions désagréables permettent d’avoir les réponses», rétorque le président de la cour.«Je n’ai pas demandé à voir monsieur Kadhafi, c’est lui qui m’a demandé à me voir, insiste Nicolas Sarkozy qui serre les dents et s’agite, tout en essayant de garder son calme. Il n’ y a pas eu le moindre pacte entre eux et moi, je le dirai jusqu’à mon dernier souffle car c’est la vérité.»
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#SARKOZY Nicolas Sarkozy revient sur sa rencontre, alors qu’il était ministre de l’Intérieur, avec le dictateur libyen Mouammar Kadhafi, le 6 octobre 2005 sous une tente à Tripoli. Dans leur ordonnance de renvoi, les juges avaient estimé que cette visite avait permis de nouer le «pacte de corruption» pour le financement de sa campagne présidentielle. Mais cette thèse a été abandonnée lors du premier procès, y compris par l’accusation.

«Monsieur Kadhafi s’est assis, il a commencé un long monologue sur les crimes des Américains, il avait envie de devenir le roi de l’Afrique, affirme Nicolas Sarkozy. Puis il a dit qu’il souhaitait une discussion plus restreinte. Nous sommes restés avec son interprète et l’interprète du ministère. Elle était assez connue, elle travaillait auprès de Jacques Chirac depuis dix ans, elle ne m’a pas quitté une minute car je ne parlais pas arabe.»
Mouammar Kadhafi «est revenu sur ses ambitions politiques, il voulait me montrer le missile qui avait tué sa fille, il est reparti sur les Américains et il m’a dit le souci qui était le sien de la situation diplomatique de son beau-frère», poursuit Nicolas Sarkozy, selon qui ces «15 minutes d’échange» n’avaient «pas grand intérêt». Il en a «tiré la conclusion que monsieur Kadhafi était un homme particulier». «Voilà comment ça s’est passé, ni plus ni moins», assure-t-il, soulignant qu‘»un reportage de France 2 a filmé ça». Il avait été diffusé lors du premier procès. -
Violaine Jaussentfranceinfo Il y a 0 sec
#SARKOZY L’interrogatoire de Nicolas Sarkozy a repris depuis près d’une heure. Questionné sur la visite préparatoire en Libye de Claude Guéant, son directeur de cabinet alors qu’il était ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy répète ce qu’il a dit en première instance, quasiment au mot près.
Claude Guéant a toujours affirmé que l’intermédiaire Ziad Takieddine l’avait piégé en lui faisant rencontrer l’ancien patron du renseignement militaire libyen Abdallah Senoussi, condamné pour son rôle dans l’attentat du DC-10 d’UTA, lors d’un dîner à Tripoli, le 1er octobre 2005, soit cinq jours avant la visite de Nicolas Sarkozy. «Claude Guéant a dit qu’il s’était greffé à cette soirée, ça n’a jamais été préparé avant. Je n’ai pas de raison de mettre en doute sa parole, assure Nicolas Sarkozy. En revanche, je ne comprends pas pourquoi il a accepté ce dîner», ajoute-t-il.
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Il est 14 heures, on fait un point sur l’actu :
- #ACCIDENT_TGV Une collision entre un TGV et un poids lourd a eu lieu ce matin sur un passage à niveau de Bully-les-Mines, dans le Pas-de-Calais. L’accident a provoqué la mort du conducteur du train et fait 16 blessés, dont deux en urgence absolue. Le chauffeur du poids lourd est en garde à vue pour homicide involontaire aggravé. Le passage à niveau «a parfaitement fonctionné» selon le patron de la SNCF, Jean Castex.
- #SARKOZY L’interrogatoire de Nicolas Sarkozy devant la cour d’appel de Paris va reprendre dans quelques minutes. Ce matin, l’ex-président de la République a notamment été questionné, pendant une heure environ, sur ses relations avec l’homme d’affaires Alexandre Djouhri, désigné comme le deuxième intermédiaire, condamné lors du premier procès pour avoir bénéficié de fonds publics libyens détournés. Suivez notre direct.
- #TURQUIE Une fusillade a éclaté à la mi-journée devant le consulat israélien à Istanbul, en Turquie. Deux policiers ont été légèrement blessés, un assaillant a été tué et deux autres blessés, selon le gouverneur provincial, Davut Gül. Les deux suspects blessés, des frères «liés à une organisation terroriste», sont actuellement interrogés par la police.
- #MOYEN_ORIENT Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne, menacent de mener des actions contre des infrastructures qui «priveront les Etats-Unis et leurs alliés de pétrole et de gaz de la région pendant des années». Ces déclarations surviennent à la suite d’une nouvelle série de frappes israélo-américaines d’ampleur en Iran.
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Violaine Jaussentfranceinfo Il y a 0 sec
#SARKOZY La première matinée d’interrogatoire de Nicolas Sarkozy devant la cour d’appel de Paris s’achève. L’ex-président de la République a été questionné, pendant une heure environ, sur ses relations avec l’homme d’affaires Alexandre Djouhri, désigné comme le deuxième intermédiaire, condamné lors du premier procès pour avoir bénéficié de fonds publics libyens détournés. Nicolas Sarkozy affirme l’avoir rencontré pour la première fois au printemps 2006, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, lors d’un déjeuner au Bristol, en compagnie d’un «sherpa» (un conseiller) de Jacques Chirac. Mais Alexandre Djouhri n’a pas donné cette version lors de son interrogatoire en mars.
Violaine Jaussentfranceinfo Il y a 0 sec
«Au moment de ce déjeuner, qu’est-ce que vous saviez des activités d’Alexandre Djouhri ?», interroge le président de la cour. «Rien !», martèle Nicolas Sarkozy. «Pourquoi vous faites-vous accompagner de Claude Guéant ? Il n’était pas politique à l’époque.» «Ils viennent à deux, je viens à deux, il vient sans politique, je viens sans politique. C’est le parallélisme des formes», réplique l’ancien chef de l’Etat.
Violaine Jaussentfranceinfo Il y a 0 sec
Une fois élu président de la République, Nicolas Sarkozy a continué à voir Alexandre Djouhri. Il admet l’avoir reçu «en cinq ans 14 fois». «Je suis d’accord pour le voir et nous avons des relations cordiales», résume-t-il. L’audience est suspendue et reprendra à 14 heures.
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le point sur l’actuIl y a 0 sec
On fait un point sur l’actu :
• #ACCIDENT_TGV Une collision entre un TGV et un poids lourd ce matin sur un passage à niveau dans le Pas-de-Calais a tué le conducteur du train, et la préfecture dénombre également deux blessés en urgence absolue et 11 blessés légers. Une conférence de presse avec le préfet et Jean Castex, PDG de la SNCF, est attendue aux alentours de 12h15. Suivez notre direct.• #SARKOZY Dès le début de son interrogatoire devant la cour d’appel de Paris, Nicolas Sarkozy a répondu à «la souffrance» des familles de victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA par ce qu’il a affirmé être «la vérité» de son innocence dans l’affaire d’un financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007. «La vérité, c’est qu’il n’y a pas un centime d’argent libyen dans ma campagne», a-t-il martelé. Suivez notre direct.• #MOYEN_ORIENT Téhéran a subi de nouvelles frappes quelques heures avant l’échéance de l’ultimatum de Donald Trump, qui menace de détruire des infrastructures essentielles en Iran faute d’accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz, vital pour l’approvisionnement mondial en pétrole. Suivez notre direct. -
Violaine Jaussentfranceinfo Il y a 0 sec
#SARKOZY Au fur et à mesure de ses questions, le président de la cour avance progressivement dans le dossier. Il en vient à Claude Guéant, qui était directeur du cabinet au moment où Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur, de juin 2005 à mars 2007. «Brice Hortefeux nous a expliqué qu’il avait ses entrées, mais il explique également que lorsqu’il a présenté Ziad Takieddine à Claude Guéant, il a expliqué qu’il ne savait pas trop ce qu’il faisait. N’est-ce pas dangereux de présenter un homme d’affaires à un directeur de cabinet [si] on ignore précisément quelles sont ses affaires ?»
Violaine Jaussentfranceinfo Il y a 0 sec
«Toute la différence est de juger ce dossier à l’aune de 2026 alors qu’on parle de 2003», répond Nicolas Sarkozy.
Violaine Jaussentfranceinfo Il y a 0 sec
«Excusez-moi si je digresse, mais c’est pour bien faire comprendre la différence des époques, je pense qu’à ce moment-là j’ai agi comme il fallait», insiste Nicolas Sarkozy, dont la voix faiblit à la fin de sa réponse.
Violaine Jaussentfranceinfo Il y a 0 sec
Le président de la cour lui demande donc s’il veut faire une pause. Le prévenu hésite : «Je ne veux pas qu’on tire la conclusion que je suis si faible…» Le magistrat décide de faire une suspension d’un quart d’heure. Carla Bruni-Sarkozy se lève aussitôt pour aller réconforter son mari, qui reste assis au milieu de ses avocats, mangeant quelques cacahuètes.
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