Près d’un milliard de personnes dépendent des plus de 2.200 sites désignés par l’UNESCO, qui couvrent quelque 13 millions de kilomètres carrés à travers la planète, abritent plus de 60% des espèces cartographiées et absorbent plus de 700 millions de tonnes de carbone par an. Ces sites — patrimoine mondial, réserves de biosphère et géoparcs — sont à la fois des alliés du climat et de la biodiversité et des moteurs de développement économique durable, selon un premier rapport mondial publié à la veille de la Journée de la Terre nourricière.
Dans cet entretien, Martin Delaroche, co-auteur du rapport et chargé de mission au programme des réserves de biosphère de l’UNESCO, en dévoile les conclusions majeures.Â
Du parc national de Virunga en République démocratique du Congo aux mangroves de la réserve de biosphère de Noroeste au Pérou, en passant par le Grand Canal en Chine, Tehuacan Cuicatlan au Mexique ou encore la réserve transfrontalière de Trifinio Fraternidad entre le Salvador, le Guatemala et le Honduras, Martin Delaroche nous explique ce que ces sites apportent concrètement aux populations et à la planète.
Malgré leurs apports considérables, ils restent pourtant largement absents des stratégies climatiques nationales. « Seulement 5% des contributions nationalement déterminées mentionnent les sites de l’UNESCO comme alliés dans la lutte contre le changement climatique », alerte-t-il.
M. Delaroche appelle les États à mieux intégrer ces sites dans leurs stratégies nationales, car ils offrent, dit-il, « des bénéfices multiples, non seulement pour le climat, mais également pour le maintien de la biodiversité, et surtout pour créer des opportunités et de l’emploi. »
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(Interview : Martin Delaroche, co-auteur du rapport et chargé de mission au programme des réserves de biosphère de l’UNESCO; propos recueillis par Cristina Silveiro)
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