La Journée européenne de la musique ancienne se décline en Occitanie sur plusieurs jours et dans plusieurs villes, dont Montpellier. Concerts, ateliers et visites invitent le public à découvrir un répertoire du Moyen Âge au baroque et des instruments historiques comme la sacqueboute, ancêtre du trombone, mis à l’honneur lors d’animations et de rencontres musicales.
Johann Sebastian Bach est né un 21 mars. Un jour qui coïncide avec l’arrivée du printemps et avec la Journée européenne des musiques anciennes, qui s’écrit au pluriel en Occitanie. La manifestation se déploie sur plusieurs jours dans plusieurs villes de la région, dont Montpellier. L’événement vise à démystifier un répertoire couvrant le Moyen Âge, la Renaissance et le Baroque. Plutôt que de simples concerts, ces journées privilégient la médiation culturelle avec l’objectif de faire découvrir l’univers de la musique ancienne.
Une musique à part
Pour faire court, «la musique ancienne couvre trois périodes de notre histoire : le Moyen Âge, la Renaissance et la période baroque. Ça va jusqu’au début du XIXe siècle», résume Philippe Leclant le président de l’association Les Muses en Dialogue. Cette musique ne sonne pas comme les autres. «Ce qui donne la sonorité très spécifique du baroque, un peu «chuintante», disent ceux qui n’aiment pas, ce sont ces instruments faits à base de boyaux d’animaux», confie celui qui est aussi adjoint à la culture de Saint-Gély-du-Fesc.
La sacqueboute, ancêtre du trombone, à l’honneur
Il est possible de faire connaissance avec plusieurs instruments liés à la musique ancienne. Après le violon l’an passé et le luth l’année d’avant, c’est au tour de la sacqueboute d’être mise en lumière. Il s’agit de l’ancêtre du trombone. Cela prend la forme d’un atelier familial proposé par Julien Miro, professeur de trombone et de sacqueboute à la Cité des Arts, ce mercredi 18 mars à 14h à la médiathèque Émile-Zola. Dimanche à 15h à la Cité des Arts, l’instrument tintinnabulera au milieu d’autres «pour un programme centré sur la musique allemande du XVIIe siècle, autour de l’œuvre de Heinrich Schütz et de ses contemporains». Dans un autre esprit, il sera aussi possible de visiter, mercredi et jeudi à 16h et 18h30, l’atelier de facture de clavecins de Martine Argellies.
Boismortier, compositeur méconnu du XVIIIe siècle
Si beaucoup connaissent les compositeurs de la période baroque comme Johann Sebastian Bach, George Frideric Handel, Antonio Vivaldi ou Claudio Monteverdi, il est sûrement plus difficile d’avoir en tête une mélodie de Joseph Bodin de Boismortier, considéré pourtant comme la «figure clé de la démocratisation musicale au XVIIIe siècle». Une conférence lui est consacrée par le musicologue Stéphan Perreau à 17h ce mercredi 18 mars à la médiathèque Émile-Zola.
Concerts et rencontres pour clôturer l’événement
Dans le programme également, un hommage au violoncelliste et continuiste Joel Pons à travers un répertoire couvrant Bach, Giovanni Battista Pergolesi et Haendel (jeudi 19 mars, basilique Notre-Dame-des-Tables). Au Musée Fabre, vendredi à 10h30, 14h et 16h, la flûte traversière et la guitare dialogueront avec les œuvres du musée. La clôture des journées se déroulera à la Chapelle de l’Enclos Saint-François dimanche à 17h avec une immersion dans l’univers des Vêpres entre «ampleur chorale et souffle baroque».
Jusqu’au dimanche 22 mars. Divers lieux, région. Programme sur jema-occitanie-catalogne.com.





