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Danza: El estilo Béjart es la búsqueda del movimiento verdadero, el Ballet legendario hace parada en Burdeos

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Depuis, c’est Julien Favreau qui tient les rênes, avec pour mission de maintenir vivant un répertoire de plus de 250 ballets, puis de l’enrichir avec de nouvelles créations. Ce Rochelais est un pur produit du style Béjart. Formé dans son école, il a intégré la compagnie à l’âge de 18 ans, dansant la plupart de ses pièces marquantes pendant trois décennies. Un héritage dont il s’est servi pour concevoir le programme de cette tournée.

En mars-avril, vous vous produisez dans un réseau de Zéniths et d’Arenas, alors que ces derniers temps on avait plutôt vu le Ballet Béjart dans des salles de 1 000 à 2 000 places. Pourquoi ce changement de dimension?

On ne fait que répondre à une demande de la production. Du temps de Maurice [décédé en 2007, NDLR], on avait déjà fait une tournée des Zéniths. Ce qui est nouveau, c’est la durée de cette tournée. Ces derniers temps, on partait plutôt pour quatre ou cinq représentations. Et la principale difficulté, c’est la logistique. Dans ces grandes salles, pensées pour des concerts, il faut installer un plancher, des coulisses…

Mais on retrouve un esprit de troupe, un côté saltimbanque. Moi, ces grandes tournées m’ont beaucoup appris quand j’étais gamin : à danser plus grand, parce que les scènes sont surdimensionnées, à serrer les dents parfois, mais aussi à profiter du fait de voir à chaque fois des publics différents.

Pourquoi proposer un pot-pourri de 13 ballets différents en première partie?

Je me suis inspiré de ce que Maurice avait fait dans des soirées qu’il avait appelées «L’Art du pas de deux» ou «L’Amour-la Danse». Il prenait des extraits de ses ballets dont il tirait l’essence. On fait voyager le public à travers son univers chorégraphique et musical. D’une pièce à l’autre les écritures peuvent être différentes mais il y a toujours une liaison naturelle entre elles.

«Tous les ballets de Maurice Béjart laissent une grande part de liberté à l’interprète»

Vous finissez sur «Boléro», qui a marqué les esprits dans les interprétations de Jorge Donn, Maya Plissetskaïa ou Sylvie Guillem. Comment prépare-t-on les danseurs à passer derrière des interprètes aussi légendaires?

Il ne faut pas chercher à prouver quelque chose. Il faut se dire que «Boléro» est une étape. On doit utiliser ce qu’on a vécu en le dansant – la gestion de l’effort, de l’énergie, de la durée – pour d’autres ballets. Cela étant, les trois filles qui le dansent sur cette tournée le font depuis un certain temps. Elles savent comment créer ce crescendo tout en respectant la partition musicale et la partition chorégraphique.

Qu’est-ce qui caractérise le style Béjart?

La recherche d’un mouvement vrai. Pas un mouvement qui fait joli, mais qui fait exister l’émotion à travers le corps. Tous les ballets de Maurice laissent une grande part de liberté à l’interprète.