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Eye Haïdara: Todo será cuestión de sinceridad y pasión

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Quelques jours avant l’ouverture du 79ème festival de Cannes, Eye Haïdara, maîtresse de cérémonie de cette édition, s’est confiée à TIME France, expliquant les coulisses de la préparation de la cérémonie.

Derrière le faste de la grande fête du cinéma à Cannes, il y a des heures de préparation et de travail. Alors que le célèbre festival de cinéma s’apprête à célébrer le septième art, l’heure est au travail préparatoire. C’est le cas pour celle qui aura la charge d’incarner le festival en tant que maîtresse de cérémonie : Eye Haïdara. L’actrice française qui a travaillé avec Éric Toledano et Olivier Nakache, ou encore Cédric Klapisch et Michel Hazanavicius, et celle qui, cette année, sera derrière les cérémonies du festival.

À TIME France, elle raconte comment elle a appris qu’elle serait la maîtresse de cérémonie d’un festival qui a éveillé sa curiosité pour le cinéma, mais aussi les coulisses de sa préparation pour ce rôle qui l’honore. Sans dévoiler les détails du message qu’elle diffusera, elle assure : «J’ai envie d’être en phase avec moi-même, en phase avec ce que j’ai envie de raconter.»

TIME France : Qu’est-ce que cela représente pour vous d’être la maîtresse de cérémonie du prochain festival de Cannes ? Eye Haïdara : C’est à la fois un plaisir et un honneur de se dire que ce rendez-vous annuel que j’ai moi-même suivi et que je suis toujours. Maintenant, m’inscrire dedans, c’est fantastique.

Au-delà de votre rôle, qu’est-ce que le festival de Cannes représente pour vous et pour le cinéma ? À quoi son prestige est-il lié selon vous ? Je l’associe facilement à quelque chose relevant de la découverte du cinéma du monde. En tout cas ça l’a été pour moi. Quand j’étais beaucoup plus jeune, et quand je commençais à m’intéresser de plus en plus aux films hors films français et blockbusters américains, je pense que ce rendez-vous annuel-là, avec tous les petits sujets qu’il pouvait avoir tous les soirs à la télé, j’y entendais des mots nouveaux, des noms de cinéma du monde et je pense que c’est là où ont résonné ces noms comme les frères Dardenne, par exemple. Tout cela m’a aidé à éveiller ma curiosité, à justement aller découvrir ces films une fois sortis en salle. Je me suis alors intéressé aux films qui comportent ce label «Festival de Cannes». Je crois que ça évoque la curiosité du cinéma international.

Comment est-ce qu’on apprend que l’on devient maîtresse de cérémonie à Cannes ? D’abord c’est une demande du directeur délégué général du festival qui m’a demandé si j’étais d’accord pour qu’il soumette mon nom. Évidemment, je lui ai dit oui. Après cela, ça se valide avec France Télévisions, qui a été partant. J’ai donc évidemment dit oui à quelque chose de complètement fou. À ces demandes-là, on dit oui parce qu’on ne peut pas dire non, mais une fois qu’on raccroche, on a du mal à réaliser. Au départ, il y a un côté un peu hors sol et qui devient de plus en plus concret plus les semaines avancent, puis je rentre dans le travail.

Comment se prépare-t-on à ce qui semble être un tel marathon ? Cela se travaille, bien sûr. J’écris, je réécris, je teste, je lis des gens, je travaille avec une petite équipe avec qui on relit, on teste, on observe comment le texte évolue, on change. Le texte est toujours en mouvement, il était pratiquement définitif la semaine dernière, il ne l’est plus la semaine d’après, il était définitif vendredi, il ne va plus l’être tout à l’heure quand je vais retrouver mon équipe : c’est toujours en mouvement. Le but est d’être au plus près de ce que l’on a envie de raconter et de se donner le plus de chances pour que ce message soit entendu et que les gens rentrent dans la cérémonie avec un beau discours d’ouverture.

Comment est-ce que l’on choisit le ou les messages que l’on met en avant à cette occasion-là ? C’est souvent ce que l’on a envie de raconter selon ce que l’on ressent et selon qui l’on est aussi. C’est surtout cela pour moi. Je ne veux pas me trahir, je ne veux pas faire des choses qui ne me ressemblent pas, j’ai envie d’être en phase avec moi-même, en phase avec ce que j’ai envie de raconter. Vous allez avoir la surprise. En tout cas ça va être sincère. Tout sera de l’ordre de la sincérité et de la passion.

«Éric Toledano et Olivier Nakache ont été les premières personnes à avoir été au courant»

Pour vous préparer, est-ce que vous avez appelé d’anciens maîtres ou d’anciennes maîtresses de cérémonie pour avoir un peu leur regard, leurs conseils ? Bien sûr, je pense que la première personne que j’ai appelée, c’est Bérénice Bejo, ça l’a fait rigoler, il fallait que j’évacue, que je puisse le dire à quelqu’un. Ensuite, j’ai appelé Éric Toledano et Olivier Nakache, ils ont été les premières personnes à avoir été au courant. Ils font d’ailleurs partie du groupe de gens avec qui je réfléchis. Bérénice, elle, partage avec moi toute son expérience et le trac qu’elle a eu pour remplir ce job.

Quel regard portez-vous sur la sélection de cette année ? Pour moi, tout est sujet à curiosité. Moi je suis très curieuse de cinéma, je suis contente de voir Almodóvar revenir, je suis contente de voir Jeanne Herry faire ses premiers pas à Cannes. Tout cela me rend curieuse. Je suis aussi contente parce que j’ai un film qui sera en présentation. Je ne vais pas pouvoir découvrir beaucoup de choses sur place parce que j’ai une grosse mission à accomplir, mais en tout cas je suis assez curieuse de certains films en compétition et de ce que va être cette édition.