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Fútbol. Lesiones, plantilla mal ajustada, huelga… Cómo Estrasburgo vio escapar los puestos europeos

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Une fin de saison en eau de boudin pour le Racing Club de Strasbourg. Tenu en échec à Angers dimanche soir (1-1), Strasbourg ne disputera aucune compétition européenne la saison prochaine, c’était son principal objectif l’été dernier. Le RCSA a été rattrapé par les limites d’un effectif pas suffisamment étoffé pour jouer dans trois tableaux.

L’écart entre les attentes au début du mois d’avril et le verdict de cette saison 2025-2026 sera grand en Alsace. Strasbourg a longtemps couru à pleine vitesse vers les places européennes, en championnat, en Coupe de France et en Ligue Conférence, mais à force de devoir le faire autant, il s’est essoufflé et ne passera la ligne dans aucune de ces trois compétitions.

Après son match nul à Angers, le Racing terminera aux portes de l’Europe en championnat, au mieux huitième en Ligue 1 avec 53 points, en cas de succès à Brest mercredi (19h) puis contre Monaco dimanche (21h), et aux portes de la finale en Coupe de France, battu par Nice (2-0), et en Ligue Conférence, éliminé par le Rayo Vallecano (1-0, 1-0). Aucun objectif n’aura donc été rempli par le club : ni celui d’obtenir une qualification européenne comme il était convenu en début de saison, ni celui de gagner un trophée, imaginé en cours de route.

Un groupe mal construit La cause première de cet échec se situe sans aucun doute dans la construction du groupe strasbourgeois, pourtant renforcé par une dizaine de joueurs moyennant plus d’une centaine de millions d’euros. Mais à force de faire des paris sur des jeunes plutôt que sur des joueurs à la valeur confirmée, Strasbourg a fini par être coincé.

D’abord sur la retenue lorsqu’il était amené à commenter son manque de rotations, l’entraîneur Gary O’Neil a avoué, ces dernières semaines, qu’il y avait un «manque de qualité et de profondeur dans l’effectif». Avant de complètement se lâcher dimanche soir au sortir du match nul à Angers, qui l’a «énervé» : «Nous ne sommes pas ici pour être gentils, nous sommes ici pour nous donner à fond et monter au classement, créer une émulation, être exigeants les uns avec les autres. […] Il y a des choses dans ce groupe qui doivent s’améliorer, au niveau de la culture, la solidarité. Si nous voulons être une grande équipe, nous devons améliorer la culture, la profondeur, la qualité du groupe.»

Le mur bleu se fissure Le club alsacien a aussi joué de malchance en étant privé à partir de fin mars de son meilleur buteur Joaquin Panichelli (16 buts en Ligue 1), et de son capitaine Emmanuel Emegha durant plus de trois mois. Pour ne rien arranger, il a aussi dû laisser partir son meilleur défenseur central Mamadou Sarr lors du mercato d’hiver et son entraîneur Liam Rosenior, partis rejoindre Chelsea, le navire amiral de BlueCo, à la tête des deux clubs. «Janvier était un mois difficile pour nous, a constaté Gary O’Neil. Nous avons rendu le groupe plus faible au lieu de le rendre plus fort.»

L’autre feuilleton de la saison aura été la fracture, toujours plus nette, entre une partie des supporters alsaciens et la direction du club sur fond de multipropriété. L’image d’Emmanuel Emegha troquant son brassard de capitaine strasbourgeois pour le maillot de Chelsea le temps d’une séance photos annonçant, dès la mi-septembre, son départ en fin de saison, n’a fait qu’attiser la colère d’une partie des ultras, déjà en grève contre BlueCo.

Arrivé début janvier sur le banc, «GON» n’a jamais été satisfait de son effectif. «Nous avons déjà eu des réunions à propos du recrutement, a-t-il révélé dimanche soir. La saison prochaine, le but est de finir en haut du classement, et ce genre de performances ne nous y mènera pas.» Avant de promettre : «Un grand été s’annonce.»