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¿Ayuna para perder peso? Los datos científicos enfrían el entusiasmo

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Limiter ses repas à certaines heures de la journée séduit par sa simplicité. Le principe semble logique, manger moins souvent pour perdre du poids sans compter chaque calorie. Pourtant, derrière cette promesse accessible, la réalité scientifique s’avère plus nuancée et remet en question l’efficacité du jeûne intermittent dans la lutte contre le surpoids.

Une méthode devenue phénomène mondial En quelques années, le jeûne intermittent s’est imposé comme l’une des stratégies nutritionnelles les plus populaires. Son succès repose sur un message clair. Il suffirait d’alterner périodes d’alimentation et phases de restriction pour déclencher une perte de poids durable.

Plusieurs formats coexistent. Le modèle 16:8 consiste à manger sur une fenêtre de huit heures par jour, tandis que le protocole 5:2 autorise une alimentation normale cinq jours par semaine et impose une restriction calorique sévère les deux autres. Cette souplesse apparente renforce son attractivité auprès du grand public.

L’approche séduit aussi parce qu’elle semble contourner la difficulté des régimes classiques. En agissant sur le moment des repas plutôt que sur leur contenu, elle donne l’impression d’un effort réduit tout en promettant des résultats comparables aux méthodes traditionnelles.

Ce que disent les études sur l’efficacité du jeûne intermittent Une analyse publiée dans la Cochrane Database of Systematic Reviews apporte un éclairage plus rigoureux. Les chercheurs ont compilé les résultats de 22 essais contrôlés randomisés menés entre 2016 et 2024, incluant près de 2000 adultes en surpoids ou obèses répartis en Europe, en Amérique du Nord, en Chine, en Australie et en Amérique du Sud.

Le constat principal est sans appel. Comparé aux conseils diététiques classiques, le jeûne intermittent entraîne peu ou pas de différence significative en termes de perte de poids. L’écart moyen observé reste faible et ne présente pas de bénéfice clinique notable.

Plus surprenant encore, certaines analyses montrent que cette stratégie ne fait guère mieux qu’une absence d’intervention. Autrement dit, l’efficacité du jeûne intermittent apparaît comparable à celle d’un suivi nutritionnel standard, sans avantage mesurable sur la balance à court terme.

Les résultats concernant la qualité de vie ou les effets indésirables restent incertains en raison du manque de données robustes, ce qui limite la portée des conclusions au-delà de la perte de poids.

Pourquoi les résultats restent difficiles à interpréter Malgré la cohérence globale des observations, plusieurs limites empêchent de trancher définitivement. La majorité des essais ont suivi les participants pendant moins de douze mois, une durée insuffisante pour évaluer l’impact réel d’une stratégie censée s’inscrire dans le long terme.

Un autre point fragilise l’analyse. De nombreuses études n’ont pas mesuré précisément l’adhésion au protocole, ce qui laisse planer un doute sur le respect effectif des périodes de jeûne par les participants. Sans cette information, il devient difficile d’évaluer la performance réelle de la méthode.

Enfin, la perte de poids ne résume pas à elle seule les effets possibles du jeûne intermittent. Certaines recherches suggèrent des bénéfices métaboliques ou immunitaires, tandis que d’autres évoquent des risques cardiovasculaires potentiels, soulignant l’absence de consensus scientifique.

Comme le rappelle l’équipe dirigée par Luis Garegnani de l’Hospital Italiano de Buenos Aires, citée par New Scientist, le jeûne intermittent ne constitue pas une solution miracle et doit être envisagé comme une option parmi d’autres, en fonction des contraintes et de la capacité de chaque individu à maintenir ses habitudes dans la durée.