Dans une interview accordée à RMC Sport, Kevin Mayer est revenu sur son retour à la compétition, pour la première fois depuis sa blessure avant les JO de Paris-2024, lors des interclubs à Lunel (Hérault). L’ancien recordman du monde du décathlon en a profité pour faire passer un message à ses détracteurs : « Arrêtez de me dire que je suis fini. J'arrêterai quand moi j'aurai décidé et si j'avais votre état d'esprit, je n'en serai pas là où j'en suis ».
Malgré les blessures qui ont plombé ces dernières saisons, Kevin Mayer a toujours pour objectif de goûter un jour à un podium olympique. Que ce soit dans deux ans à Los Angeles (Etats-Unis), ou dans six ans à Brisbane (Australie). « Ce ne sera qu'une histoire de sensations… si je mets le doigt sur mes soucis physiques, je pense pouvoir rester très fort, et très longtemps. Je veux prouver que même dans mon sport, on peut le faire avec une bonne préparation physique », assure-t-il.
« La limite qu'on s'est fixé avec mon coach, c'est 8300 points minimum »
À 34 ans, Kevin Mayer refuse de se faire opérer pour soigner sa colonne vertébrale touchée lors d’une chute à ski en 2010 et « qui a fait que cela a pété juste avant Paris-2024 ». Il a préféré « faire autrement », quitte à vivre des saisons blanches et de ne reprendre la compétition que début mai lors d’un concours de saut à la perche (5,10 m) lors des Interclubs.
« Le but est vraiment de savoir si mon corps peut encaisser un décathlon à 100%. La réponse n'est pas encore claire. Il faut déjà faire un 110m haies seul, puis être capable de le faire à 9h du matin en deuxième journée après un 400m la veille et tous les acides qui s'accumulent dans le corps. Si j'étais demi-fondeur ou sprinter, je pourrais déjà faire les Europe, les Monde, ce que vous voulez, mais le décathlon est particulier. Je veux être sûr d'être compétitif. La limite qu'on s'est fixé avec mon coach (Alexandre Bonacorsi), c'est 8300 points minimum. Je veux être sûr de pouvoir les faire. »





