Quatre jours après la fin de leur saison à Saint-Etienne, joueurs, dirigeants, staff et salariés du club sang et or ont été félicités par les élus dans le salon de la mairie, hier. Et deux membres du Raf se sont vus remettre la médaille de la Ville.
Dans un football où la démesure devient la norme, le Rodez Aveyron football prouve qu'un club fidèle à ses racines peut déplacer des montagnes. En cela, le Raf est le meilleur ambassadeur de la ville et du territoire, et c'est un magnifique modèle pour nos enfants, qui n'oublieront jamais ce qu'ils ont vécu en 2024 ou encore cette année.» Derrière le micro, dans les hauteurs de l'hôtel de ville hier, le sourire de Stéphane Mazars dévoilait toute la fierté qui le comblait d'être face aux joueurs, aux entraîneurs ou encore aux dirigeants sang et or qui ont fait palpiter le cÅ“ur des Ruthénoises et des Ruthénois ces dernières semaines. Le maire et ses adjoints ont tenu à rendre hommage à cette équipe qui, quatre jours plus tôt, jouait pour se hisser en barrage d'accession à la Ligue 1 sur la mythique pelouse de Geoffroy-Guichard, avant de voir son aventure se terminer au bout d'une séance de tirs au but irrespirable. «Vendredi, c'est la première fois de ma vie que je suis sorti de ce stade en étant triste après un succès de Sainté», a ajouté l'édile, dont l'amour des Verts n'a pas fait le poids face à l'euphorie d'une telle épopée.
Des agents de la Ville, une poignée de fervents supporters et une quinzaine d'adolescents bénéficiant du dispositif jeunesse de la municipalité ont pu profiter de l'événement. Les joueurs, comme leur staff d'ailleurs, avaient déjà rangé les maillots et les survêtements au placard, et ils pouvaient passer inaperçus dans la foule pour les yeux non aiguisés… excepté deux des membres du club sang et or, qui ont été mis en lumière. Grégory Ursule, le manager, et Didier Santini, l'entraîneur, ont eu la surprise de se voir remettre la médaille de la Ville, sous le regard ému de la foule, et tout particulièrement de leur président Pierre-Olivier Murat, qui a souligné : «C'est une saison lors de laquelle nous aurions pu écrire tout le livre. Il nous manque juste le petit point final à la dernière page. J'espère qu'on le fera dans les prochaines années, et avant le centenaire du club, ce serait parfait !» Rendez-vous au prochain chapitre.






