C'est la première fois depuis 30 ans que le club se trouve dans une telle situation. Quelles conclusions en tirez-vous ?
(Il réfléchit.) C'est la quinzième année que je suis là et nous n'avions pas vécu ce genre de situations. C'est du sport, on se posera toutes les questions pour savoir pourquoi on en est arrivé là . Il faut l'aborder comme une situation sportive. Si on y est, c'est que quelque part, on n'a pas gagné mieux cette saison. Mais on a encore cette chance de jouer ce 31e match, qui va être capital pour la situation et l'avenir du club. On va l'aborder de la meilleure des façons, avec une vision plus positive que négative. C'est une chance et on va la saisir.
Vous parlez des conséquences. Quelles conclusions tirez-vous sur les causes ?
Écoutez, le bilan de la saison, on aura le temps de le faire après. Aujourd'hui, on a une saison à finir. On va se focaliser sur ça. La question de savoir comment et pourquoi on est là , c'est un autre débat. C'est le débriefing de cette saison, on n'en est pas là . Ce match est capital, on va se concentrer là -dessus. Tout le monde, le staff, les joueurs, le club. Ça, on l'abordera après, c'est autre chose.
« Vous avez toute la saison porté des jugements sur l'équipe, c'est votre droit. Nous, on a le nôtre »
Dans cette situation précaire, vous êtes obligés de penser à un plan A et un plan B. En cas de relégation, quelles seraient les perspectives ?
Que vous posiez la question, ça me paraît légitime. Je vous donne ma réponse : on n'en parlera pas aujourd'hui. Ce n'est pas le débat et je n'aborderai pas ce sujet-là . C'est l'omerta ? Pas du tout, nous sommes des gens adultes et responsables. Chacun a son jugement et son approche. Vous avez toute la saison porté des jugements sur l'équipe, c'est votre droit. Nous, on a le nôtre. S'il vous plaît, on finit la saison, parlez-nous du barrage, parlez-nous de ce match. On est focus sur cette échéance extrêmement importante, capitale. Le reste…
Le 1er juin, on sera à même de faire le débriefing de la saison, répondre aux « quoi » et « qu'est-ce », aux avis de Pierre, Paul ou Jacques. On vous donnera tout ça et on ne fera pas de la langue de bois. Mais aujourd'hui, ce n'est pas le débat, je ne parlerai pas des conséquences de ce match. On va d'abord le jouer, on parlera des conséquences après. Et faites-nous grâce de savoir si on est adulte ou pas, si on est capable de gérer la situation. Je pense qu'on l'est et qu'on est capable d'anticiper l'avenir. On y travaille. Ce ne sera pas le débat aujourd'hui. Mais on peut vous parler du barrage, de la préparation de ce match, dans quel état d'esprit sont les joueurs, nous… On ne fera la rétrospective de la saison qu'après. D'abord, préparons cette finale.
Jean-Robert Cazeaux : « Le 1er juin, on sera à même de faire le débriefing de la saison, répondre aux « quoi » et « qu'est-ce », aux avis de Pierre, Paul ou Jacques. » Matthieu Sartre
Donc vous ne voulez pas aborder les conséquences d'une défaite, le nombre de joueurs libérés, le nombre de salariés menacés par un licenciement ?
Je ne sais pas si j'arrive à m'exprimer : je vous ai dit que je ne répondrai pas à ces questions-là parce que ce n'est pas le débat aujourd'hui.
Nous posons les questions que nous avons à vous poser…
Parlez-moi d'autre chose que du barrage, je ne vous répondrai pas. Ce bilan de fin de saison sera fait à l'issue du dernier match du 31 mai. Aujourd'hui, on se focalise sur notre objectif de gagner le barrage et on va tout faire pour cela. Si vous voulez qu'on réponde à vos questions sur comment on l'aborde, nous sommes tout à fait prêts. Si vous voulez vous concentrer sur les débats de fin de saison, on ne répondra pas et on n'ira pas plus loin. On ne va pas tourner autour du pot.
Dans ce cas, concluons sur le match. Cette saison, vous avez connu de grosses difficultés à l'extérieur. Quel est votre regard à ce sujet ?






