Il est des blessures dont on ne guérit pas, et ce n’est pas à Cécile de Ménibus qu’on va l’apprendre. Il y a, chez la dynamique quinquagénaire, un immense appétit de vivre. Celle qui officie le soir à l'antenne de Sud Radio, a récemment accepté de rejoindre TF1 et Christophe Beaugrand dans Bonjour ! Avec vous, la suite de la matinale de Bruce Toussaint. Un désir de vivre pour deux ? Dans les colonnes de Gala, ce 19 mai, Cécile de Ménibus est revenue sur ce nouveau challenge qui l’occupe depuis janvier dernier. Mais elle a également évoqué le drame qui la hante. Depuis 2015 en effet, Cécile de Ménibus est traversée par un chagrin immense, celui causé par la mort de sa soeur, qu'elle considérait comme sa «jumelle». Une véritable tragédie qui prend sa source dans un drame que trop d’enfants connaissent. «Ma soeur s’est suicidée il y a 5 ans après avoir été abusée sexuellement par un membre de ma famille» avait révélé publiquement, en 2020, l’ancienne complice de Cauet.
Cécile de Ménibus évoque sa famille décimée : «Ma tante a été assassinée, mon petit frère, ma sÅ“ur et mon père aussi sont décédés»
Pour Gala.fr Cécile de Ménibus a accepté de revenir sur les nombreux drames qui ont émaillé sa vie. «Ma tante a été assassinée, mon petit frère, ma sÅ“ur et mon père aussi sont décédés. J'ai eu une vie très compliquée pendant des années. Quand j'étais petite, c'était très dur et très lourd», a-t-elle révélé à nos confrères. Heureusement celle qui a célébré ses 55 printemps en septembre dernier peut encore s’appuyer sur sa mère, dont elle déclare avec tendresse qu’elle est «formidable». En 2020, dans son premier roman Je voudrais tout prendre d’elle, publié aux éditions Charleston, Cécile de Ménibus avait levé le voile sur un pan de son histoire familiale. Dans cet ouvrage intime, elle retraçait le destin de sa mère, frappée notamment par la mort de deux de ses enfants. Catherine, la mère de Cécile de Ménibus a en effet d’abord perdu un fils âgé de deux ans, suite à une chute accidentelle de quinze mètres, avant de voir disparaître sa première née en 2015.
Un drame déjà abordé par Cécile de Ménibus qui avait expliqué : «Nous avions quinze mois d’écart, elle était l’aînée. Maman nous a élevées de la même manière (…) Puis nous avons eu des trajectoires opposées». Il n’empêche. Le souvenir de sa soeur reste vivace, et chaque année qui file est l’occasion de lui rendre hommage. «10 ans…Le temps passe, mais il ne comble rien. Il apprend juste à aimer autrement, à sentir ta présence d'une autre manière», avait-elle écrit en mars 2025, afin de commémorer le triste anniversaire de la disparition de son aînée.
Cécile Ménibus à propos du suicide de sa soeur : «Si je n'en parle pas, je la fais mourir encore une fois»Â
Pourquoi revient-elle sans cesse gratter cette cicatrice encore à vif ? Parce que sans doute Cécile de Ménibus ne peut pas faire autrement : «Quand je pense à ma sÅ“ur, tout le monde me dit : ‘On ne va pas en parler parce que c'est triste’. Mais si je n'en parle pas, c'est que je la fais mourir encore une fois ! Donc, j'en parle tout le temps. Mais je ne veux pas le vivre comme un drame. Ma sÅ“ur est là , elle est avec moi, mon petit frère, tous ceux que j'ai perdus.»
Pourtant, il n’y a pas de volonté de s’enfermer dans le malheur. «Il faut que tout cela se transforme, sinon cela ne sert à rien. Moi, j'ai connu le drame, cela a été très violent, surtout de perdre ma sÅ“ur, qui était presque une sÅ“ur jumelle. Il faut que tout cela serve à quelque chose», a-t-elle martelé.



