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À Cayenne, le football sert de terrain de prévention contre le cyberharcèlement

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Des ballons qui roulent sur la pelouse, des enfants qui courent, rient et jouent au football… mais aussi des échanges sérieux autour du cyberharcèlement et des dangers du numérique. À Cayenne, l'opération « For Good Connection », organisée par Orange au centre sportif Georges Donzenac, a réuni environ 115 jeunes âgés de 10 à 14 ans issus de quatre clubs de football de Cayenne.

L'objectif de cette première édition en Guyane : sensibiliser les plus jeunes au cyberharcèlement et au temps passé devant les écrans à travers des ateliers ludiques et sportifs. Après des éditions organisées en Martinique et en Guadeloupe, l'événement fait étape en Guyane avec une formule basée sur le jeu et la prise de parole.

« Ce sont deux sujets et deux défis critiques qui affectent la jeunesse aujourd'hui, à savoir le cyberharcèlement et le temps excessif des écrans », explique Yannis Lucret, chef de projet de l'opération.

Sur le terrain, plusieurs ateliers ont été proposés aux enfants. L'un d'eux reproduisait des situations de cyberharcèlement : des participants jouaient le rôle de « harceleurs » tandis que d'autres devenaient des « complices », chargés d'alimenter le jeu avec des ballons. Une manière concrète d'illustrer le rôle des témoins et les mécanismes du harcèlement en ligne.

Après les exercices, les enfants étaient invités à échanger avec les encadrants et les éducateurs sur leurs usages du téléphone portable, des réseaux sociaux et des jeux en ligne. Certains ont évoqué les risques liés aux prédateurs sur Internet ou les difficultés à limiter le temps passé sur les écrans.

« Au lieu d'aller jouer dehors, je suis sur mon portable et du coup ça me distrait », raconte une participante, qui explique que ses parents lui retirent parfois son téléphone pour l'inciter à jouer dehors avec son frère.

Une autre jeune participante évoque les dangers des rencontres en ligne.

« Quelqu'un qui va se faire passer pour un enfant. Il va me dire de me rencontrer quelque part (…) Il va vouloir faire des trucs sur moi », explique-t-elle.

Selon les organisateurs, plusieurs enfants ont également confié avoir déjà été confrontés, directement ou indirectement, à des situations de harcèlement ou de cyberharcèlement.

« Le but est vraiment de leur permettre d'avoir les bonnes pratiques (…) et surtout ne pas rester complice », souligne Yannis Lucret.

Orange prévoit désormais de poursuivre ces actions de sensibilisation dans plusieurs collèges et lycées de Guyane durant le mois de juin. Des interventions pourraient également être organisées dans d'autres communes du territoire dans les prochains mois.