Enfermé dans une cellule de trois mètres sur deux, équipée d'un lit métallique, de toilettes, d'un lavabo et d'une étroite fenêtre par laquelle pénètre la lumière, Nicolás Maduro passe ses nuits à crier : “Je suis le président du Venezuela ! Dites à mon pays que j'ai été séquestré et qu'on me maltraite ici !â€, selon le récit fait au journal espagnol ABC par l'avocat d'un détenu vénézuélien voisin de sa geôle.
Ces conditions de détention au Metropolitan Detention Center de Brooklyn – l'un des plus grands centres fédéraux des États-Unis, connu pour son insalubrité et sa gestion défaillante – sont révélées à la veille de la seconde audience de Nicolás Maduro, prévue pour le jeudi 26 mars. Lors d'une première comparution, le 5 janvier, deux jours après son enlèvement lors d'un raid américain à Caracas, l'ex-président vénézuélien avait plaidé non coupable pour les quatre chefs d'accusation qui pesaient contre lui, en particulier celui de “narcoterrorismeâ€.
Devant le juge Alvin Hellerstein, 92 ans, chargé du dossier, l'audience préliminaire de jeudi se contentera de se pencher sur des questions de procédure, préalables à tout examen sur le fond. L'avocat de Maduro, Barry Pollack, surnommé “le Pitbullâ€, a déjà annoncé qu'il demandera l'annulation de l'acte d'accusation en invoquant le







