Au centre des pourparlers figure notamment le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour l’approvisionnement en hydrocarbures, de facto bloqué depuis le début du conflit.
De hauts responsables iraniens et américains ont tenu, samedi, des négociations marathon qui doivent se poursuivre dimanche à Islamabad, à la recherche d’un accord sur une trêve durable dans une guerre qui ébranle l’économie mondiale.
Ces discussions, à un niveau sans précédent entre les deux pays ennemis depuis la Révolution islamique de 1979, se déroulent selon la Maison Blanche sous un format trilatéral, en présence de responsables du Pakistan qui ont facilité la conclusion d’un cessez-le-feu de deux semaines, entré en vigueur mercredi.
Selon la Maison Blanche et les médias iraniens, la première journée de négociations samedi a duré près de 15 heures s’étendant bien au-delà de minuit. Les discussions se déroulent dans un grand hôtel de la capitale pakistanaise à l’écart de la cohorte de journalistes étrangers venus couvrir l’événement.
Les deux parties devaient faire une pause de plusieurs heures avant l’aube. «Nous sommes dans des négociations avancées avec l’Iran. Nous gagnons de toute manière, nous les avons vaincus militairement», a assuré samedi le président américain Donald Trump, avant d’ajouter que «cela lui était égal» si un accord est conclu ou pas.
Côté américain, la délégation est dirigée par le vice-président JD Vance, accompagné par l’émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre du président Donald Trump. L’Iran est notamment représenté par son influent président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, ainsi que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, à la tête d’une énorme délégation de 70 personnes.
Un responsable pakistanais a assuré que «les pourparlers progressent dans la bonne direction». Aucune image des discussions n’a cependant été diffusée. Au centre des pourparlers figure notamment le détroit d’Ormuz, passage stratégégique pour l’approvisionnement en hydrocarbures, de facto bloqué depuis le début du conflit, avec des conséquences en cascade sur l’économie mondiale, entre pénuries et hausses de prix.
Des médias iraniens ont indiqué que la partie américaine avait formulé des demandes «excessives» à ce sujet lors des discussions. L’armée américaine a affirmé samedi que deux de ses destroyers avaient franchi le détroit d’Ormuz dans une opération préalable à son déminage. «On balaye le détroit», a renchéri Donald Trump.
Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont eux averti tôt dimanche qu’ils agiraient avec «sévérité» contre les navires militaires transitant par le détroit.






