Invité de LCI ce samedi 4 avril, le général Jean-Michel Chéreau a été interrogé sur la situation du pilote américain actuellement recherché sur le sol iranien.
Ancien commandant du COS (Commandement des opérations spéciales), le spécialiste de ce type de mission a estimé qu’une exfiltration devait être menée de nuit.
Selon le militaire, le pilote n’a de quoi survivre que pendant «48 à 72 heures».
Comment exfiltrer, s’il a survécu, le pilote américain actuellement recherché sur le sol iranien ? Alors qu’une éventuelle mission de sauvetage est au centre de toutes les attentions, le général Jean-Michel Chéreau, spécialiste de ce type d’opération, a décrypté la situation sur LCI ce samedi 4 avril.
Premier constat pour l’ancien commandant du COS (Commandement des opérations spéciales) : «On est encore dans les temps, mais cela devient quand même très inquiétant, d’autant que, pour démarrer une opération d’extraction comme celle-là, il faut qu’on sache de façon très précise où il se trouve. Et je ne sais pas si les Américains ont cette position».
Par ailleurs, si le pilote a été localisé, «pour que cette opération réussisse, il faut impérativement la jouer de nuit», insiste Jean-Michel Chéreau. «En plein jour, avec toutes les personnes qui se baladent autour du dispositif, c’est beaucoup trop dangereux».
Une mission à conduire en urgence, puisque, indique le général Jean-Michel Chéreau, le pilote «n’a pas grand-chose sur lui» pour survivre. «Il n’est pas équipé pour durer puisqu’il n’a pas de chaussures pour pouvoir marcher correctement. Il a ses chaussures de pilote. Sur lui, il a peut-être une arme de poing. Il peut durer au maximum 48 à 72 heures parce qu’il a très peu d’eau et il a peu de nourriture».
«Pour jouer une opération comme celle-là», conclut le militaire, «une fois qu’on a clairement localisé l’endroit où il se trouve, c’est une mise à terre, si possible en hélicoptère. Je pense qu’on en a la possibilité parce que les bases américaines ne sont pas très loin. Donc, on dépose en hélicoptère des commandos qui vont récupérer l’individu et le ramener». Une mission qui implique «une dizaine d’hommes, maximum».
«Entretien à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.»
La rédaction de TF1info






