C’est la estructura científica bordelense Cap Sciences qui a imaginé la scenographie à la fois informative et ludique. Elle prend en compte les différents aspects de la forêt : son importance sur l’érosion mais aussi son économie, son rôle dans les loisirs et enfin sur la biodiversité. «Cette exposition a été conçue en 2021, explique Gaël Bonnet, animateur à Cap Sciences. Elle a fait escale à Bordeaux, sur le bassin d’Arcachon avant de venir s’installer au pied du phare de la Coubre. Pour résumer, elle fait de la pédagogie sur les causes et aborde les solutions imaginées par les communes pour lutter contre le recul du trait de côte. Plusieurs d’entre elles sont concernées car les forêts domaniales en Nouvelle-Aquitaine représentent 420 km.»
Les chiffres clés Parmi les outils mis en place, l’ONF rappelle que le chêne-liège est de plus en plus préféré au pin dans les replantations pour son côté protecteur. Un mélange d’essences d’arbres est également privilégié.
C’est un côté tactile, ludique et interactif qui a été choisi par Cap Sciences pour l’exposition. Des jeux en français et en anglais permettent d’apprendre la composition et l’histoire de la forêt et de la dune, des grands panneaux rappellent les chiffres clés et une frise chronologique explique l’évolution du trait de côte remontant à des temps immémoriaux…
Le clou de cette exposition est la possibilité pour les visiteurs de se plonger dans une réalité mixte grâce à des casques. «C’est différent de la réalité virtuelle, indique Gaël Bonnet. Ce que l’on voit avec les casques c’est une superposition du virtuel et du réel. On fait une balade dans trois sites : Seignosse, Lacanau et le phare de la Coubre avec des immersions en zones boisées et panoramiques où des experts donnent des explications sur les gestions des différents endroits.»
Une expo intergénérationnelle Depuis qu’il reçoit les visiteurs au sein de la salle d’exposition, Gaël Bonnet note les réactions des différentes générations. «Les enfants découvrent le phénomène et les anciens témoignent grâce à leurs souvenirs. Ils racontent comment était la dune quand ils étaient jeunes. Cela donne lieu à des échanges très intéressants.»
Parmi les curieux qui visitent l’exposition, Véronique et Didier des professeurs des écoles à la retraite venus de Charente sont époustouflés par les installations. «Forcément, on pense au côté éducatif. C’est parfait pour les classes qui peuvent s’instruire en s’amusant.»
Bien sûr, Gaël Bonnet a été confronté aux questions concernant la démolition du phare de la Coubre qui est inéluctable. «Les gens ont dépassé le stade de l’émotion, ils sont dans le constat maintenant. Mais ils demandent tous quand cela va intervenir.» La date de la disparition du phare n’est pas encore connue…






