La Presse de la Manche 26 mars 2026 à 7h37
Il n’est jamais évident pour un club de gravir un échelon et de s’installer au niveau supérieur. C’est le cas de l’Elan de Tocqueville (Manche), freiné dans sa dynamique après sa montée de D4 en D3. La réalité du terrain a rapidement rattrapé les joueurs de Loïc Amiard, en difficulté cette saison alors qu’ils n’avaient connu que trois défaites lors de l’exercice précédent. «Les gars ont eu du mal à se faire au niveau», admet l’entraîneur, avant d’en expliquer les raisons. «On ne s’attendait pas à ce que ce soit aussi relevé. On commet encore trop d’erreurs individuelles que l’on paye cash», analyse le dirigeant de 30 ans. Malgré une victoire inaugurale face à Digosville (3-2), l’élan a ensuite dû patienter sept rencontres avant de retrouver le chemin du succès, le temps de prendre la mesure de ce nouveau championnat. «Ça va un peu mieux en ce moment», reconnaît celui qui n’a jamais quitté son club de cœur, hormis un bref passage deux saisons à Barfleur. «Au début, c’était difficile car on ne se trouvait pas dans le jeu et on s’adaptait à l’adversaire en balançant devant. Maintenant, on produit un peu plus pour aller vers l’avant et concrétiser nos occasions», poursuit l’entraîneur, adepte du jeu de possession. Afin de mettre en place ses principes, Loïc Amiard réunit ses vingt licenciés chaque mardi et jeudi sur le synthétique de Saint-Pierre-Église. À l’entraînement, on fait pas mal de jeu en triangle, de passes et surtout beaucoup de petits matchs réduits pour trouver des automatismes. Ça commence à payer depuis six ou sept matches. Loïc Amiard Forcément, avec seulement trois victoires, un nul et neuf défaites, la situation au classement (9e) est délicate pour le capitaine Gaétan Bouin et ses partenaires. Mais se maintenir est indispensable pour continuer à grandir. «Nous devons engranger un maximum de points pour nous sauver. Il faut faire attention à la 10e place qui peut être synonyme de descente, mais je pense que si on gagne deux ou trois matches, ce sera bon», estime Loïc Amiard. Se maintenir puis grandir Véritable club familial, né d’une bande de copains et composé essentiellement de jeunes issus du club, Tocqueville mise avant tout sur une reconstruction progressive. L’ambition est claire : continuer à grandir étape par étape. «On reconstruit petit à petit, mais on veut prendre un maximum de plaisir. À court terme, d’ici deux ans, on aimerait retrouver la D2», ambitionne le responsable, qui a connu la R3 par le passé, avec son club fétiche. Pour y parvenir, l’entraîneur compte sur l’investissement de ses joueurs, mais aussi sur des renforts extérieurs et d’expérience. «Dans notre effectif, il nous manque quelques joueurs qui ont joué au-dessus. Aujourd’hui, peu ont évolué au niveau supérieur.» En attendant, l’Elan continue d’avancer avec ses valeurs et sa jeunesse, bien décidé à s’accrocher pour poursuivre l’aventure en D3 et, pourquoi pas, voir plus grand par la suite. Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.






