De l’émission Les Maternelles sur France 5 à celle du Grand Journal sur Canal +, en passant par La Matinale et Le Supplément, Maïtena Biraben a su imposer son style direct à la télévision. Connue pour son franc-parler, l’animatrice a cependant eu pendant de nombreuses années le sentiment d’être différente, sans jamais réussir à comprendre pourquoi.
Dans une vidéo postée sur le compte Instagram de son média Mesdames le 31 mars 2026, elle explique que tout a changé depuis qu’elle a été diagnostiquée de plusieurs troubles neurodivergents.
Le long parcours de Maïtena Biraben «Cela fait 28 ans que je cherche à comprendre ce qui dysfonctionne chez moi, explique Maïtena Biraben en premier lieu. J’avais le sentiment permanent que je n’arrivais pas à rejoindre les autres, à rentrer en contact».
Le déclic de Maïtena Biraben est survenu à l’occasion d’un live sur son média. Lorsqu’une femme apparaît à l’écran, elle ressent une véritable connexion. «Rien n’allait et tout était familier», raconte-t-elle face caméra. Puis viennent ces mots : «Bonjour, je suis HPI et je suis autiste», et tout bascule. «Ça s’est brisé en moi», raconte l’animatrice en évoquant une prise de conscience immédiate, la conduisant à faire de nombreuses recherches sur l’autisme.
Et de poursuivre : «J’étais fracassée. Tout ce que je lisais, tout ce que je trouvais comme information me racontait, disait qui j’étais. Je me suis pris un bus dans la tronche». Après un parcours médical auprès d’une psychologue clinicienne et une psychiatre, les résultats tombent : en plus de son autisme, Maïtena est diagnostiquée à l’âge de 57 ans d’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et d’un haut potentiel intellectuel (HPI).
Les angles morts du diagnostic neurodivergent chez les femmes Ce diagnostic arrive au bon moment pour Maïtena Biraben. «Pour moi, il me fait du bien, explique-t-elle. Il m’aide à me comprendre. Il m’aide à expliquer aux autres quelles sont mes limites». Mais il entraîne également une remise en perspective de son histoire personnelle, de ses relations et de sa façon de percevoir autrui. «Ça veut dire que j’ai 57 ans de ma vie à revisiter», souligne-t-elle.
Au-delà de son cas personnel, Maïtena Biraben pointe du doigt le fait que «les femmes sont très peu diagnostiquées», et que beaucoup doivent masquer ce qu’elles sont. «Je sais que vous êtes très nombreuses à vous sentir incroyablement différente et à vous sentir de plus en plus éloignées des autres», reconnaît-elle, avant de livrer une conviction : «On peut y arriver, on peut le faire et on peut sortir de cet immense chagrin qui consiste à ne jamais pouvoir rejoindre les autres».






