Découvrez les critiques et les entretiens de notre sélection des films sortis en salles le mercredi 1er avril 2026
Publié le 04/04/2026 à 06h00 Temps de lecture: 4 min
Détail de l’affiche de «The Drama», de Kristoffer Borgli, sortie le 1er avril 2026. (A24)
Robert Pattinson et Zendaya dans une comédie romantique décalée, la question sensible de la maternité hors mariage au Maroc dans un film intimiste, des artistes pris dans la vague de purges orchestrée par le régime d’Erdogan entre 2016 et 2019 et un périple sur les chemins de Compostelle pour remettre la vie d’un adolescent sur les rails. Voici le programme des sorties cinéma du mercredi 1er avril.
«The Drama» : Robert Pattinson terrassé par les révélations de sa fiancée la veille de leur mariage dans une comédie romantique saignante
Un couple glamour en instance de mariage est mis à l’épreuve par la révélation d’un secret inavouable lâché lors d’une soirée arrosée par la future mariée. Si la mise en scène est bien menée, et le casting au rendez-vous, on regrette que le réalisateur norvégien n’ait pas poussé encore plus loin les curseurs de son parti pris décalé.
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«Yellow Letters» : après «La salle des profs», Ülkër Şatak décortique les effets de la dictature sur un couple d’artistes turcs
Après La salle des profs (2024), un huis clos dans un collège allemand perturbé par une série de vols, le réalisateur allemand Ülkër Şatak raconte dans son nouveau long-métrage le destin d’une poignée d’artistes de théâtre et professeurs, mis au ban de la société turque parce que considérés comme trop engagés aux yeux du pouvoir. Dans une mise en scène brillante, volontairement théâtrale, Ülkër Şatak met au jour les mécanismes insidieux de la dictature, qui viennent empoisonner la société, et les individus, jusque dans les sphères les plus intimes. Le film a reçu l’Ours d’or de la 76e édition de la Berlinale.
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«Derrière les palmiers», un film franco-marocain intimiste, cruel et dérangeant
Mehdi est un jeune homme à l’avenir tout tracé. Son père, entrepreneur dans le bâtiment, veut qu’il lui succède. Sa petite amie, Selma, est prête à l’épouser. Mais musulmane pratiquante, elle se refuse à lui avant le mariage. Frustré, Mehdi entame alors une relation avec Marie, trentenaire oisive d’une famille française aisée. Le jeune Marocain se laisse entraîner dans ce milieu qui n’est pas le sien, tout en cachant cette relation à sa famille et à Selma. Jusqu’au drame. Ce conte cruel n’offre pas de morale. Il reste à l’image de son personnage principal : ambigu, dérangeant, agaçant parfois. On l’aura compris, Meryem Benm’Barek aime bousculer ses spectateurs. L’ensemble est mené à la baguette, vif, rythmé jusqu’au drame final. C’est réussi.
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«Compostelle» : Yann Samuell filme la marche de la dernière chance d’un ado qui risque la prison
Pour Adam, mineur délinquant condamné à maintes reprises, la rédemption passe par «une marche de rupture». C’est l’ultime alternative que lui a proposée la justice pour lui éviter la case prison. Grâce à une association spécialisée, il décide de faire le chemin de Compostelle. Fred, bénévole auprès de l’association, est son accompagnatrice. Le duo Lamy-Le Berre fonctionne bien et pour son premier grand rôle au cinéma, le jeune comédien fait également montre de ses talents musicaux puisqu’il rappe vraiment dans le film. Sa version de l’Ave Maria est somptueuse.
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