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China Media Group embarca el caballo mundial en su imperio televisivo

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Ce n’est pas l’année du cheval qui débute pour rien en Chine. La Fédération équestre internationale vient, en effet, de sceller un accord de diffusion XXL avec China Media Group, mastodonte audiovisuel public chinois. Trois saisons, jusqu’en 2028, et une promesse limpide : faire entrer le sport équestre dans des millions de foyers chinois (pour ne pas dire des centaines de millions). La signature a été officialisée en marge des Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026. La FEI ne vise pas un marché. Elle vise un continent.

Un partenariat qui change d’échelle

Ce n’est pas un simple accord technique. C’est un changement de braquet.

Le contrat s’étend sur trois saisons et couvre les événements phares du calendrier international : les Championnats du monde 2026, les Championnats d’Europe 2027, la Coupe du monde de saut d’obstacles, la Ligue des nations Longines et la série des Coupes des nations de concours complet. Autrement dit, tout ce qui structure la hiérarchie mondiale et façonne les grandes rivalités.

La signature a réuni le président de la FEI, Ingmar de Vos, et Lyu Yitao, directeur du centre des programmes sportifs et jeunesse de CMG. Deux institutions, deux stratégies, une même ambition : élargir l’horizon.

La Chine, nouvelle frontière médiatique

Dans le communiqué général de la FEI, Ingmar de Vos parle d’un «accord majeur» qui s’inscrit dans la continuité du protocole d’accord conclu en avril 2025. Le ton est clair : la collaboration passe à un niveau supérieur.

Grâce à l’écosystème tentaculaire de CMG, les sports équestres bénéficieront non seulement de retransmissions en direct, mais aussi de reportages d’actualité, de résumés des temps forts et de formats plus approfondis. Il ne s’agit pas de diffuser quelques parcours en différé. Il s’agit de raconter le sport, de l’expliquer, de l’installer.

La FEI y voit un levier stratégique pour développer la discipline à l’échelle nationale en Chine. Le potentiel est immense. Le marché chinois intrigue depuis longtemps les acteurs du secteur : population colossale, structuration progressive des infrastructures, émergence d’une nouvelle génération de cavaliers et d’investisseurs. Restait à créer la vitrine. Elle est désormais posée.

Diplomatie sportive et symbole lunaire

Le timing n’a rien d’innocent. À l’approche du Nouvel An lunaire, Ingmar de Vos a adressé ses vœux aux «amis chinois» en évoquant bonheur, réussite et prospérité pour l’Année du Cheval. Une touche diplomatique qui dépasse le simple folklore.

De son côté, Lyu Yitao parle d’une étape importante et insiste sur la complémentarité des deux organisations. L’objectif affiché est de travailler «dans un véritable esprit de partenariat» afin de porter le sport équestre en Chine vers de nouveaux sommets. Les mots sont institutionnels. L’intention, elle, est stratégique.

Ce que cela signifie vraiment

Pour la FEI, cet accord s’inscrit dans une dynamique plus large d’expansion internationale. L’Europe reste le cœur historique, l’Amérique du Nord un pilier économique, mais l’Asie devient un terrain structuré de croissance. La visibilité médiatique est souvent le premier moteur d’un développement durable.

Si l’audience suit, les cavaliers bénéficieront d’une exposition élargie, les partenaires d’une nouvelle vitrine et les circuits internationaux d’un marché renforcé. Si elle ne suit pas, l’accord restera un symbole fort, mais limité dans son impact.

Une chose est certaine : la FEI ne se contente plus de consolider ses bastions traditionnels. Elle avance ses pions. Et cette fois, le cheval galope aussi à l’Est.

(So Horse avec la FEI)