Comme d’habitude, Andrej Babiš, vêtu d’un t-shirt orné d’un grand lion de Bohême, symbole historique du pouvoir et de la souveraineté, s’est exprimé sur les réseaux sociaux. Dans une vidéo de plus de dix-sept minutes, il a abordé les principaux sujets d’actualité de la semaine écoulée, du plafonnement des prix des carburants au prochain sommet de l’OTAN en passant par la volonté de supprimer les redevances audiovisuelles, expliquant à ses électeurs qu’il était «extrêmement motivé» et qu’il avait «une vision claire de la direction dans laquelle [il] souhaite faire évoluer la République tchèque pour que tout aille mieux». Il a également souligné sa politique étrangère pragmatique, annonçant des voyages en Azerbaïdjan, au Kazakhstan et en Ouzbékistan pour favoriser les affaires de entreprises tchèques.
Ces déclarations interviennent après que son cabinet a refusé de mettre un avion à disposition du président du Sénat, Miloš Vystrčil, qui prévoit d’accompagner une délégation d’entreprises tchèques à Taïwan. Vystrčil, membre du parti conservateur ODS, défend ouvertement une politique de soutien à Taïwan depuis plusieurs années.
Face aux critiques de l’opposition concernant son «chaos géopolitique», Andrej Babiš a conseillé à Miloš Vystrčil de voyager sur une ligne commerciale. Ce dernier a indiqué qu’il s’exprimerait plus en détail sur le sujet dans les prochains jours.
Le Premier ministre a également critiqué l’opposition en faveur de Taïwan, affirmant que leurs actions nuisaient aux affaires de la République tchèque en Chine, avec des conséquences telles que la perte de contrats et d’investissements chinois.
Selon les données de CzechInvest, Taïwan a été le treizième plus gros investisseur étranger en République tchèque pour la période 1993-2025, juste devant la Belgique, alors que la Chine se trouve en seizième position.

