Mathieu Warnier, Media365 : publié le samedi 25 avril 2026 à 19h20
Victorieux de la course sprint du Grand Prix d’Espagne dans des conditions rocambolesques ce samedi à Jerez de la Frontera, Marc Marquez a suscité la polémique mais assume son choix de couper pour rentrer dans les stands après une chute.
Marc Marquez a réalisé une performance improbable. Parti de la pole position pour la course sprint du Grand Prix d’Espagne, le champion du monde en titre a passé le drapeau à damier en vainqueur dans la polémique. En effet, alors qu’il avait cédé face à son frère et que la pluie s’invitait de plus en plus intensément sur le circuit de Jerez de la Frontera, le pilote Ducati est allé au sol dans le dernier virage. Là, au lieu de reprendre la piste, l’Espagnol a opté pour couper à travers l’herbe pour rejoindre les stands. Récupérant au meilleur moment une moto chaussée de pneus pluie, il a déposé son coéquipier Francesco Bagnaia de manière cavalière avant d’aller l’emporter. Interrogé sur cette manœuvre après avoir pris la huitième place, Johann Zarco ne s’est pas montré tendre.
Zarco : « On ne revient pas en arrière sur la piste »
« Il ne devrait pas gagner la course parce que quand il tombe dans le dernier virage, ça veut dire qu’il avait pris la décision de ne pas rentrer au stand, a confié le Français au micro de Canal+ quelques heures après avoir manqué de peu la pole position. Donc s’il est au virage 13 et qu’il revient au stand, ça veut dire qu’il revient en arrière, et on ne revient pas en arrière sur la piste. » Un raisonnement auquel Marc Marquez n’a évidemment pas souscrit. « J’ai été malin de m’arrêter dans le dégagement, mais chanceux parce que je suis tombé au dernier virage, alors que ça aurait pu arriver au premier virage, a confié l’Espagnol dans des propos recueillis par le site spécialisé motorsport.com. Au final, j’ai été chanceux parce que cette erreur est venue d’une autre erreur, ne pas rentrer au stand. »
M.Marquez : « Lisez le règlement »
Il a également invité ses détracteurs à se renseigner sur la règle en vigueur. « Je ne sais pas, lisez le règlement. Je ne sais pas, a-t-il ajouté. Ils disent que si on ne gagne pas de temps, qu’on ne crée aucun danger, qu’on ne coupe aucun virage sur une route de service par exemple, il n’y a rien à dire. » A ses yeux, la seule chose formellement interdite est de « redémarrer la moto sur la piste ». « Je suis resté là et j’ai repris la course puis je suis allé dans la voie des stands », a-t-il conclu. Les commissaires sportifs présents en Espagne ne se sont pas saisis de cette affaire, confirmant de manière implicite la légalité de la manœuvre effectuée par un Marc Marquez coutumier du fait. Si elle restera osée, elle pourrait surtout pousser les autorités sportives à faire bouger les lignes. Ce qui était déjà arrivé l’an passé après le Grand Prix des Amériques.






