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Top 14: "On a remis léglise au centre du village", la grosse émotion de Christophe Urios après l'exploit…

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Conscient de l'exploit de Clermont sur la pelouse du Stadium face au Stade Toulousain (27-24), alors que les Toulousains menaient 21-0 après 10 minutes de jeu, le manager clermontois, Christophe Urios est fier de ses troupes. L'ASM est totalement relancée dans sa quête d'une place en phase finale.

Christophe Urios, Clermont était mal engagé lors de ce match contre Toulouse. Le retournement de situation va compter dans votre parcours, non?

C’est un match courageux. Evidemment, au début du match, on était là, on était prêts, on tapait fort, mais ils allaient plus vite que nous. Ils ont été extrêmement réalistes. Puis après il y a ce carton orange (contre Marcos Kremmer, NDLR), un carton jaune derrière (contre Harry Plummer). Mais on n’a pas lâché. C’est bien, parce que parfois ça nous arrive de lâcher la corde. Là on a gardé la corde, tout le monde, et on a eu des moments difficiles. Je trouve qu’aujourd’hui on a respecté notre contrat, on a respecté le club, on a respecté les gens qui sont venus au stade, on a respecté tout le monde. Je trouve que c’est bien.

C'est une belle preuve de caractère de la part de vos joueurs…

J’ai ma réponse sur l’état d’esprit, sur la mentalité et sur l’ambition aussi. La difficulté des matchs comme ça, c’est d’arriver à embarquer tout le monde. Et ce n’est pas facile. Et je trouve que dans la préparation, on a été plutôt bon. C’est monté crescendo. Je trouve qu’on avait beaucoup de fraîcheur ce (dimanche) soir. C’était plutôt bien. Après, c’est vrai que les Toulousains, à 21-0, je pense qu’ils sont un peu sortis de leur match. Nous, on a réussi à prendre le cap. Et puis après, on ne les a pas lâchés. On a fait une deuxième mi-temps sur la pression, l’efficacité. Franchement, c’était assez incroyable pour le coup.

Même en infériorité numérique…

J’ai senti qu’on était cohérents, en fait. J’ai senti qu’on était cohérents dans la façon de jouer le rugby… Ça nous est arrivé au Stade Français, quand on a perdu pied, on a fait n’importe quoi et ça s’est soldé avec 60 points. Et là, j’ai apprécié le match des leaders notamment qui ont gardé le cap. Et ça, c’est fondamental pour la suite de la saison. Aujourd’hui je suis fier des joueurs. Je trouve qu’on a amené de belles choses à nos supporters. De belles choses au club. C’est bien, il faut continuer. Après, ce n’est pas la fin du monde. Il reste quatre matchs, c’est très serré comme vous le savez. Ça sera très serré jusqu’à la fin. Ça va se jouer probablement à un point, comme tous les ans. Mais ce soir, c’est la victoire d’un club, c’est la victoire d’un projet, c’est la victoire surtout des leaders qui ont été, je trouve, très très bons dans la préparation du match, dans l’approche du match, dans le contenu du match. Franchement, c’était bien. On était un peu en difficulté sur le top 6 avant le match. Aujourd’hui on a remis l’église au centre du village et on n’est pas éliminé.

Est-ce la plus belle victoire à l'extérieur depuis que vous êtes à Clermont?

Sur le plan émotionnel, sûrement que oui. Parce que Toulouse, depuis que je suis à Clermont, je ne les ai jamais battus. Je les ai beaucoup battus quand j’étais à Castres. Ici, là-bas, chez nous, beaucoup. J’ai même gagné un quart de finale chez eux. A Bordeaux, je les ai battus au début, puis à la fin, moins. Pour ne pas dire pas du tout. Il y avait très longtemps que je n’avais pas battu à Toulouse. Mais ce n’est pas la meilleure, la plus belle victoire. Je crois que la plus belle victoire sur le plan purement rugby, c’est celle de Toulon. Mais on peut dire aussi celle de Montpellier cette année, qui était plutôt bien aboutie. Mais sur le plan émotionnel, de par le contexte du match, de par notre équipe aujourd’hui, elle va compter.

Aura-t-elle un gros impact au niveau mental?

Si on n’arrive pas à trouver de la confiance dans des matchs comme ça… Donc voilà, c’est vrai que la gestion de nos émotions, ce n’est pas quelque chose qui est une force du club. Et de notre équipe. On est plutôt irréguliers on va dire, même si quand même depuis le début de la saison je ressens moins ça quand même. Donc on progresse, le travail des leaders est important et on est en train petit à petit de retrouver des leaders forts, qui commandent, qui sont écoutés, même s’ils sont jeunes. Je trouve qu’on a remis de la structure et le match d’aujourd’hui me prouve ça en fait. Et pour la fin de saison c’est important parce qu’on a besoin d’hommes forts. Et les leaders doivent être des hommes forts.