Il y a des sujets sur lesquels les célébrités restent vagues, esquivent ou sourient poliment avant de passer à autre chose. Alexandra Lamy, elle, a choisi l’option inverse. Dans le cadre de la promotion de Pour le Plaisir, la comédie qu’elle a portée à l’écran et sortie le 6 mai dernier, l’actrice s’est retrouvée aux côtés de Reem Kherici, réalisatrice du film, et de Camille Aumont Carnel dans le podcast InPower de Louise Aubery. Une conversation au cœur ouvert sur les relations amoureuses, où les trois femmes n’ont visiblement pas eu envie de se cantonner aux réponses convenues.
Ce qu’Alexandra Lamy y a dit a le mérite d’être limpide : elle est célibataire, le vit très bien, et non, elle ne cherche personne. «Je suis très heureuse célibataire», lance-t-elle d’entrée, sans complexe. «Je ne suis pas du tout à la recherche de quelqu’un, parce que je suis hyper bien toute seule». Pas de sous-entendu, pas de fausse modestie, juste une femme de 54 ans qui sait exactement où elle en est dans sa vie. Dans un paysage médiatique où le célibat est encore trop souvent présenté comme une parenthèse à combler au plus vite, le ton tranche franchement.
Ce qui rend la confidence encore plus frappante, c’est la façon dont elle assume cette situation sur la durée. Alexandra Lamy ne parle pas d’une période de transition ou d’un moment de pause. Elle parle d’un choix de vie, ancré et réfléchi. «Je l’ai fait pendant très longtemps, d’avoir des couples, des machins. Je suis très heureuse d’être seule», confie-t-elle, avant d’ajouter avec une pointe d’autodérision : «Il faut faire très attention parce qu’on s’habitue beaucoup au célibat.» Et pour celles qui se reconnaîtraient dans ce tableau, elle va encore un peu plus loin.
Une génération de femmes qui a changé les règles
La conversation prend alors une dimension qui dépasse le simple témoignage personnel. Camille Aumont Carnel, également présente sur le plateau en tant qu’invitée, a mis le doigt sur quelque chose que les trois femmes ont immédiatement validé : «On a une indépendance économique» et c’est tout sauf anodin. «On est la première génération qui, en masse, est assez indépendante financièrement», a-t-elle poursuivi. «Pour la première fois, on choisit des partenaires pour ce qu’ils sont et pour leur capacité à être des hommes capables.»
Alexandra Lamy a abondé dans ce sens, avec une franchise qui risque de faire écho chez beaucoup : «On n’est pas plus exigeantes. Avant, les gens étaient en couple. Excusez-moi, mais il y avait des gens qui étaient extrêmement malheureux.» Le sous-texte est là, bien visible : rester seule par choix vaut mieux que de s’accommoder d’une relation qui ne convient pas. Un message simple, mais qu’on n’entend pas si souvent formulé aussi clairement par une figure publique.
Alexandra Lamy parle de sa vie sentimentale mais jusqu’à un certain point
Dans le cadre de la promotion du film Pour le plaisir dans laquelle elle incarne le rôle de Fanny, Alexandra Lamy a enchaîné les interviews. Dans La Boîte à questions, on lui a posé la question fatidique : quelle est la clé pour faire durer un couple ? Sa réponse a encore fait mouche : «Il ne faut pas me demander à moi, en tout cas.» Court, efficace, et suffisamment drôle pour désamorcer ce qui aurait pu devenir un moment gênant.
Ce qu’Alexandra Lamy raconte de sa vie actuellement est finalement assez rare dans le milieu : une femme qui n’a pas besoin de valider son bonheur par la présence de quelqu’un d’autre. À 54 ans, et maman d’une fille de 28 ans, elle rayonne, et visiblement, elle n’attend l’autorisation de personne pour le faire.





