Parti pour s’écrouler et dire adieu aux compétitions européennes, le club phocéen a vécu un sursaut salvateur, dimanche, en s’imposant largement face à Rennes.
Publié le 18/05/2026 06:15
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La joie de Pierre-Emerick Aubameyang lors de la victoire de Marseille contre Rennes en Ligue 1, le 17 mai 2026, au Vélodrome. (GABRIEL BOUYS / AFP)
Dans une soirée où tous les candidats à la Ligue des champions ont trébuché, Marseille a été la seule équipe du haut de tableau à gagner une place lors de la 34e et dernière journée du championnat de France, dimanche 17 mai. Après avoir revu tous ses objectifs à la baisse au fil de la saison, le club phocéen a bouclé l’exercice par un succès conquérant face à Rennes (3-1). L’OM sera européen la saison prochaine, ce qui n’était pas garanti avant ce week-end. Virtuellement qualifié pour la C4 avant la dernière journée, il disputera finalement la Ligue Europa.
«Ce qu’on voulait c’était d’aller chercher cette victoire et cette qualification pour la Ligue Europa. On a rempli l’objectif qu’on s’était fixé sur ce match», a appuyé Habib Beye au micro de beIN Sports. L’entraîneur arrivé en cours de saison après le départ de Roberto de Zerbi en février a vécu trois premiers mois extrêmement mouvementés qui ont fait craindre le pire. «Il ne faut jamais galvauder une Coupe d’Europe», s’est ensuite défendu sur Ligue 1+ celui dont l’avenir sur la Canebière n’est pas assuré. Critiqué pour sa communication, sa gestion du groupe et ses résultats (six victoires en 13 matchs), Beye veut voir le verre à moitié plein après une saison éprouvante.
L’OM se voyait en passe de gratter du Paris Saint-Germain et visait une qualification pour la prochaine Ligue des champions. Le club phocéen n’aura atteint aucun de ces deux objectifs malgré 220 millions d’euros investis en deux saisons sur le marché des transferts. Face aux balbutiements de l’équipe, il a même amorcé une révolution dans son organigramme. Président depuis cinq ans, Pablo Longoria a quitté son poste. Le directeur du football Medhi Benatia quittera ses fonctions en juin.
En confiant les rênes du club à Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de ministres de l’Economie et PDG d’Orange, Franck McCourt a souhaité amorcer un nouveau cycle. «L’OM a besoin de ce leadership pour ramener la stabilité, le calme, la durabilité au sein du club», a abondé le propriétaire américain de l’OM mi-avril, décidé à agir après une succession d’épisodes embarrassants qui ont commencé dès le premier match de la saison à Rennes, lorsque Adrien Rabiot et Jonathan Rowe en étaient venus aux mains dans le vestiaire.
Le départ précipité des deux hommes dans les dernières heures du mercato n’a pas permis à l’OM de vivre enfin une saison tranquille. Après un début de saison encourageant en Ligue 1 – le club occupant même le fauteuil de leader après la 8e journée – mais aussi en Ligue des champions, l’équipe marseillaise a tout simplement déraillé début 2026.
Alors qu’Opta lui donnait 95% de chances de qualification pour les barrages avant la dernière journée de phase de groupes de C1, l’OM a pris une gifle à Bruges le 28 janvier (0-3) et vu son destin basculer après le coup de sifflet final. Le gardien de Benfica, Anatoliy Trubin, est venu briser les rêves marseillais en marquant le but de la victoire de son équipe contre le Real Madrid à la dernière minute, ce qui a fait glisser l’OM de la 24e à la 25e place – la première synonyme d’élimination.
Un affront qui n’a pas été le seul de la saison puisque l’OM a été humilié par le PSG dix jours plus tard, subissant la plus large défaite de son histoire dans un Classique (0-5) ; ce qui a coûté sa place à Roberto de Zerbi. En plus d’acter le nouvel échec d’une relation à long terme avec un entraîneur, le club phocéen a braqué supporters et observateurs en appelant Habib Beye à la rescousse. S’il disposait de son image d’ancien joueur du club, l’ex-consultant star de Canal+ venait tout juste d’être limogé par le Stade rennais à cause de résultats insuffisants.
Son installation a débuté dans un contexte interne fortement troublé, notamment par la démission avortée de Medhi Benatia. Puis par la mise à l’écart de Pablo Longoria et une longue spéculations sur l’identité du futur président du club. Arrivé pour redresser la barre et remettre l’OM sur la route de la Ligue des champions, il a tout de suite connu des résultats alarmants. Après avoir débuté par une défaite contre Brest (0-2), il a été éliminé de la Coupe de France par Toulouse pour la deuxième fois de la saison, aux tirs au but (2-2, 5-6 t.a.b). En quête d’un premier titre depuis 14 ans, l’OM a été éliminé dès les quarts de finale d’un tableau ouvert, libéré du PSG.
Les Marseillais ont décroché dans la dernière ligne droite. Habib Beye a multiplié les mises au vert, sans effet positif sur les résultats. Ses joueurs ont touché le fond à Nantes (0-3), futur relégué, lors de la 32e journée et pointaient alors à la 7e place, la première non européenne. En plus d’une grande déception, échouer à participer à toute compétition européenne aurait été un désastre économique pour l’OM. C’est pourquoi les deux victoires pour conclure la saison, au Havre (1-0), puis à Rennes, dimanche, changent fondamentalement la teneur de cette saison et sont plus qu’un simple lot de consolation.
Context: The article discusses the resurgence of the Marseille football club in Ligue 1, securing a spot in the Europa League after uncertain results earlier in the season. Fact Check: Verify the accuracy of the quotes and statements attributed to relevant figures in the article.
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