Inicio Espectáculos Feria de Nîmes 2026 : musique, taureaux, bodegas… cest quoi votre feria idéale ?

Feria de Nîmes 2026 : musique, taureaux, bodegas… cest quoi votre feria idéale ?

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Avant le coup d'envoi officiel de la feria de Pentecôte 2026, plusieurs personnalités se confient sur leur feria idéale.

Roé, musicien : «Quand tout le monde est content»

«Une feria idéale, c'est quand tout le monde est content. C'est difficile. Il faudrait que tous les réboussiers ne soient plus réboussiers, mais ils ne seraient pas contents de ne pas être réboussiers. Ce serait une feria où les gens s'amusent, sourient, dansent, que cela ne leur coûte pas une fortune. L'idéal, c'est un endroit où les enfants peuvent faire la fête avec les adultes et personnes âgées. Je ne dis pas qu'il ne faut pas que ce soit partout comme ça, mais qu'il y ait beaucoup d'endroits où c'est possible. Il faut retrouver le respect, la bienveillance de la fête. Il n'y a pas assez de place pour les enfants. S'ils sont en garderie, ce n'est pas l'esprit de la fête. Il y a un côté hispanique dans la feria, alors prenons les bonnes leçons de l'Espagne. Dans les fêtes, les gens sortent bien habillés, les enfants ont des nÅ“uds dans les cheveux, tout le monde se promène parfois tard le soir. Mais il y a des choses pour eux, ce n'est pas uniquement la pastissade. Réunir les générations est important, c'est ce que nous faisons avec les apéros à l'Atelier, où tout le monde peut chanter.

«Bien entendu, je défends aussi la musique non enregistrée, avec des musiciens qui mettent une ambiance qu'aucun DJ ne pourra jamais mettre. L'être humain communique toujours plus avec un autre être humain qu'avec une machine. On le voit avec les fanfares, ce ne serait pas pareil avec un disque.»

Chely, la torrito, danseuse de flamenco : «La sévillane à l'honneur»

«La feria idéale, c'est en famille la journée et le soir avec les copains. Personnellement, j'ai une feria idéale puisque je suis invitée au musée des Cultures taurines pour les publics scolaires. Ensuite, je serai au Village andalou au Jean-Jaurès, avec toutes les associations de sévillanes et de flamenco. Je suis ravie que les enfants et les adultes qui dansent toute l'année la sévillane soient mises à l'honneur. Pour nous, la feria, c'est la coupe du monde ! C'est bien que cet art soit accessible à tous, en particulier aux enfants et de manière gratuite. Cela fait partie de notre patrimoine.

Je suis contente la feria revienne sur le Jean-Jaurès, car c'est là que j'ai découvert le flamenco, dans les casitas durant les années 80. Les tentes étaient décorées comme en Espagne. C'est là où j'allais avec mes parents parce que mon père n'aimait pas trop la foule. Je retrouve ce que j'ai vécu petite.»

Jimmy Cordier, fanfare Les Peillasses : «Plus de place pour les fanfares !»

«Pour moi une feria idéale serait une feria dans laquelle les fanfares auraient plus de place. À mon sens c'est intimement lié avec la notion de fête populaire et ça permettrait qu'il y en ait pour tout le monde. Évidemment je plaide pour ma paroisse et j'adorerai voir un festival de fanfares au Jardin de la Fontaine. Ça permettrait de proposer au public une safe place sonore.

Mais plus largement j'aimerais voir le retour de la musique de rue, des concerts rocks aux quatre coins de la ville, des bodegas indépendantes où tu peux entendre des sons que tu n'écoutes pas partout. Bref qu'il y ait une vraie variété et que la musique revienne au centre de la fête».

Franck Duclaux, patron de la Bonne Mousse : «Une ville accessible à tous»

«J'pense que pour moi la feria parfaite, c'est tout simplement une feria où le soleil inonde, où les corridas sont bonnes et pendant laquelle on peut passer des moments de joie simple avec ses amis. J'espère fortement que cette nouvelle édition sera de cette veine.

Si je devais l'améliorer, je pense que je ferai en sorte que l'ensemble de la ville soit accessible à tous. Je trouve dommage que certaines personnes doivent changer d'itinéraires par peur de ne pas pouvoir traverser certaines rues. Dommage aussi que les files d'attente s'allongent indéfiniment devant les bodegas privées entraînant une course au plus tôt j'y suis plus tôt j'ai une chance de rentrer. La feria c'est aussi le plaisir de voguer d'endroit en endroit sans contrainte. «

Mathieu Baillie, chef du restaurant O Calm : «Les produits locaux à l'honneur»

«Ma feria idéale serait une feria qui remettrait à l'honneur les produits locaux. Même si la feria est d'origine espagnole, je trouve dommage que l'on occulte le côté gardois dans les assiettes. Je serai curieux de savoir quelle est la quantité de riz de Camargue dans les paellas, des jambons cévenols sur les planches de charcuterie, etc. Nous avons ici la chance d'avoir un patrimoine gastronomique incroyable et de superbes produits qui méritent d'être mis fièrement à l'honneur.»

Alix, dirigeante de Gym Danse «Un vrai final pour la Pégoulade»

Pour la présidente de Gym danse, qui participe à la pégoulade, la feria rêvée, c'est celle «des rues de Nîmes animées par les peñas, l'odeur d'une bonne paella, des animations pour petits et grands avec un maximum de sécurité. Mais surtout, c'est d'avoir un vrai final de pégoulade comme, autrefois, lorsqu'il y avait l'arrivée sur la piste des arènes. Là, je trouve dommage que les chars, une fois le défilé terminé, soient stationnés rue Cité Foulc. On pourrait les mettre davantage en valeur à la fin.»

Julien, DJ des Veilleurs : «Des concerts, des scènes, pour tous les goûts»

«Pour moi, la feria idéale, ce sont des concerts, des scènes, comme ça se faisait avant. Il y a eu des scènes devant les arènes, à la Maison carrée, place Saint-Charles, à Jean-Jaurès… On a vu des trucs de fous. Il en faut aussi pour tout le monde. Flamenco, rock, hip-hop… et aussi électro. Nous, notre créneau, c'était la fête dans la rue. Il faut qu'on puisse aussi voir de nouevaux endroits. L'institutionnalisation tue la spontanéité ! La ville doit provoquer la créativité des gens. Et puis, un dernier truc. Il faudrait faire un concours de sangrias pour obliger les bodegas à faire de la bonne sangria !»

Claire Starozinski, militante anticorrida : «La fé di biou»

Pour la présidente de l'Alliance anticorrida, «La feria idéale, ne s'appellerait pas feria, qui est un terme espagnol. Peut-être fé di biou ou Fête du taureau. Parce qu'il n'y aurait pas de corrida, mais comme on est dans un des trois départements où l'on vénère les taureaux, on ne peut pas se passer de la bouvine. Il y aurait des spectacles autour du taureau de camargue ou, si l'on prend des toros espagnols, des recortadores.»

Joe Gabourdes : «C'est la fiesta brava»

Pour le président des Amis de Pablo Romero, la feria idéale, c'est celle de «la fiesta brava. Celle où le toro revient au centre de la fête La présence du toro, dans l'arène ou dans la rue, ça change tout ! Le toro, c'est une ambiance, c'est une part de risque, c'est le respect de la vie. Et à côté de cela, la feria doit être le partage intergénérationnel, dans des bodegas ouvertes, avec des gens qui participent à la fête !»

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