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Belfort. Fimu :  le public a toujours répondu présent, et reste ouvert et réceptif à toutes ces découvertes 

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Le Fimu, « de la fête populaire à une reconnaissance internationale des artistes de plus en plus forte »

Après être revenu sur les évolutions du Festival international de Musique (Fimu), son directeur Julian Catusse explique comment les artistes sont sélectionnés et en quoi l'événement « marque la construction de leur carrière. »

Le Festival international de musique (feu festival international des musiques universitaires) a été créé en 1987. Depuis qu'il mise davantage sur la qualité artistique, il rayonne par-delà les frontières du territoire, et à travers le monde. Julian Catusse, devenu directeur du Fimu il y a trois ans, revient sur les raisons de cette reconnaissance, et sur l'intérêt croissant que les programmateurs lui portent.

Quelles évolutions le Fimu a-t-il connues depuis sa création ?

« À l'origine, ce sont des enseignants de l'UTBM, passionnés de musique, qui invitent des orchestres étrangers. Deux ans plus tard, la ville de Belfort rentre dans la boucle, et porte l'événement avec eux. Pendant près de trois décennies, il s'agit surtout d'une grande fête populaire. Avec l'arrivée de Matthieu Spiegel en 2016, mon prédécesseur, la sélection des artistes est apparue, et s'est précisée au fil des années. À partir de là, notre reconnaissance à l'international est devenue de plus en plus forte. »

Qu'est-ce qui vous le fait constater ?

« Il y a 10 ans, on ne recevait que 500 candidatures. Depuis, comme on attire de plus en plus de programmateurs, de plus en plus de groupes veulent venir. L'année dernière, on est montés à 1325 candidatures, ce qui était déjà un record absolu. Cette année, on en enregistre 426 de plus, sur un total de 87 pays représentés. C'est un super indicateur, mais ça nous fait craindre la prochaine édition. Mine de rien, ça fait déjà beaucoup d'artistes pour les oreilles de 10 jurys. »

Sur quels critères se basent-ils pour les sélectionner ?

« On leur dit de mettre des points sur ceux qu'ils ont envie de voir sur scène, ce qui permet d'avoir autant d'artistes qui font 10 vues sur Spotify que ceux qui en font 15 000. Comme on ne se base que sur l'écoute, on peut aussi se planter. Mais à côté de ça, on a ce luxe d'avoir des acteurs experts dans leur domaine. Cette année par exemple, on a le producteur de Damso, Nonstop productions, et le gars est clairement une pointure en rap. »

Quelles suites pour les artistes ?

« Déjà, tous ceux qui candidatent sont écoutés par des producteurs de musique du monde, comme Wax Booking, et c'est énorme. Les groupes sélectionnés ne connaissent pas tous «un avant» et «un après». Malgré tout, le Fimu marque la construction de leur carrière , ne serait-ce qu'en termes de visibilité. L'Arsenal a une capacité maximale de 9 000 spectateurs, pour certains, elle restera pendant longtemps leur plus grosse scène. Sachant que ce sont des artistes au tout début de leur émergence, et encore dans l'ombre dans leur propre pays. »