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Transporte económico en aumento, torneos cancelados: la crisis de la gasolina golpea al deporte local.

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Avec, donc, des conséquences très concrètes. Ce week-end, les U15 féminines de la sélection Charente devaient aller à Marcoussis en région parisienne, au siège de la Fédération française de rugby pour un tournoi. Face à une facture estimée à près de 2 000 euros, Alain Demouy, le président du comité de rugby de Charente a dû se résoudre à annuler. «Cela a occupé mes nuits, mais les dépenses étaient trop importantes.»

Idem pour le club de football de La Roche Rivières qui a dû tirer une croix sur le tournoi de ses U15 prévu à l’Ascension sur le bassin d’Arcachon, à Andernos-les-Bains. Le plein d’un minibus se chiffre désormais à 150 euros, contre 100 auparavant.

Le président de Jarnac, Marc Bardy, ambitionnait d’emmener ses jeunes participer à un tournoi en région parisienne au mois de mai. «On va se limiter à Royan, des parents m’ont fait comprendre que ça pouvait être une contrainte.»

«C’est vrai qu’ils commencent à râler», ne cache pas Xavier Fornel, président de l’Alliance 3B dans le Sud Charente. «Cela empêche certains d’être volontaires. Si c’est pour aller à Cognac ça va, mais plus loin c’est compliqué. Pour des parents qui emmènent leurs enfants à deux entraînements par semaine et au match le week-end, cela leur fait un plein en plus par semaine.» «Une problématique qui s’ajoute à la crise du pouvoir d’achat. Le président du comité de basket, Jean-Claude Combe, dresse le même constat avec des parents de plus en plus réticents. «Et on n’a pas les moyens d’aider», déplore-t-il.

«Les clubs ruraux vont davantage souffrir que ceux en ville.»

À La Rochefoucauld, Olivier Lablanche émet l’hypothèse de «demander une participation aux parents» pour payer le carburant des minibus. «Mais ça grince des dents. Ils payent déjà la licence et estiment que ça couvre les frais.»

«C’est ce qu’il faudrait, au même titre que pour les transporteurs, c’est un chèque association», imagine Xavier Fornel. «Une sorte de chèque carburant pour redonner aux bénévoles.» Pour l’heure, les instances n’ont pas pris de mesures en ce sens. «C’est compliqué de mettre ça en place», dit Jean-François Selle, président du district de Charente. «On a tout de même 109 clubs en Charente. Et est-ce que c’est notre compétence ? Je ne suis pas certain.»

Les arbitres de handball grincent des dents

«Pour des parents qui emmènent leurs enfants à deux entraînements par semaine, cela leur fait un plein en plus par semaine.»

Il est aussi de plus en plus difficile pour les clubs de compter sur le sponsoring. «Les entreprises, elles aussi sont en difficulté et vont donner moins pour les clubs», redoute Xavier Fornel, lui-même transporteur et qui passe «50 000 à 70 000 litres de gazole chaque semaine» dans ses camions. Selon le chef d’entreprise, chaque déplacement à l’extérieur de son équipe première lui coûte une trentaine d’euros supplémentaires. Pour Xavier Fornel, «les clubs ruraux vont davantage souffrir que ceux en ville» puisque les joueurs doivent faire plus de kilomètres pour aller s’entraîner. Selon plusieurs présidents de clubs, cela pourrait freiner le recrutement.

De plus en plus de joueurs – même en district, le niveau départemental – demandent des indemnités kilométriques. Au FC Confolentais, celles-ci ont été augmentées. Et le club compte sur son bric-à-brac et son concours de pétanque pour financer en partie cette hausse. Du côté du handball, ce sont les arbitres qui ont demandé au comité que leur indemnité soit revue à la hausse. «C’est l’assemblée générale qui devra décider,» indique René Botteleau, le président. «Mais nous n’avons pas l’intention de l’augmenter. On est déjà à 0,38 € du kilomètre, ce qui est supérieur à la moyenne des autres comités. On suit quand même l’affaire.» Un arbitre menace ainsi de ne pas officier dans quinze jours.

Les bénévoles peuvent bénéficier de réductions d’impôts

Les bénévoles qui engagent des frais, notamment de carburant, pour les transports peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu. Pour ce faire, «il faut agir gratuitement et intervenir pour le compte de l’association. Ainsi, vous devez participer, sans contrepartie, ni aucune rémunération, en espèces ou en nature, à l’animation ou au fonctionnement de l’association», précise le site du gouvernement. Pour pouvoir bénéficier de cette réduction d’impôt, il faut en réalité renoncer au remboursement des frais engagés et réaliser une déclaration écrite. Les frais pour lesquels vous avez renoncé au remboursement sont alors considérés comme étant un don au bénéfice de l’association. Cette dernière délivre ensuite un reçu fiscal. Il atteste du don pour bénéficier de la réduction d’impôt. Le pourcentage de défiscalisation dépend ensuite de la nature de l’association. Elle est généralement de 66 % du montant des frais abandonnés (dans la limite de 20 % du revenu imposable) pour les associations d’intérêt général (sportives, culturelles, etc.). Elle monte à 75 % pour les associations d’aide aux personnes en difficulté (Restos du Cœur, Croix-Rouge, etc.), jusqu’à un certain plafond annuel. Précision importante : les joueurs membres d’une association sportive ne répondent pas à la définition fiscale du bénévole puisque leur participation à la vie associative a pour contrepartie directe l’accès au sport qu’ils ont choisi de pratiquer ou d’enseigner. Les frais engagés par les joueurs pour la pratique d’un sport ne sont donc pas éligibles à la réduction d’impôt.