Inicio Deportes Football : pour Rodez, une envie dencore

Football : pour Rodez, une envie dencore

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Après sa victoire séduisante face à Troyes (2-1), lundi 13 avril, Rodez est de retour à Paul-Lignon face à Amiens, vendredi 17 avril, avec comme objectif de prolonger sa bonne période et se rapprocher du top 5.

Quatre jours plus tard, ils sont de retour sur le lieu de leur exploit. Après avoir laissé des étoiles dans les yeux de leurs supporters en venant à bout de Troyes (2-1), le premier de la classe, les Ruthénois retrouvent Paul-Lignon vendredi 17 avril, pour affronter Amiens. Cet enchaînement fait forcément craindre des jambes lourdes mais les sang et or se présentent les têtes légères, portées par un plein d'euphorie et de confiance.

Comment pourrait-il en être autrement ? Ils viennent de submerger le leader et peuvent encore rêver de grands soirs, les play-offs en ligne de mire. « On sait ce qu'on a à faire, on ne peut plus se cacher. On peut rêver, avoir de beaux objectifs, tout cela doit dépasser la fatigue «, prévient le milieu Octave Joly. Lui et ses partenaires ont la possibilité de frapper un grand coup, alors que leurs deux devanciers au classement, Reims et le Red Star, s'affrontent samedi 18 avril. Les données sont simples : en cas de succès, soit le Raf s'inviterait pour la première fois de la saison dans le top 5, soit il reviendrait à égalité de la quatrième place. Forcément excitant.

Du leader à un relégable, un grand écart à réussir

Mais avant de regarder avec curiosité ce qu'il se passera sur la pelouse d'Auguste-Delaune, Rodez doit réussir sa part du contrat. Il faudra pour cela venir à bout du moribond Amiens, relégable depuis la semaine dernière après n'avoir pris que deux points lors des huit derniers matchs et crédité de la plus mauvaise défense de Ligue 2 (52 buts encaissés).

L'enjeu pour les sang et or sera donc d'être aussi performant face à un candidat au maintien qu'un prétendant à la montée, ce qui n'est pas toujours gagné d'avance. Et ils seraient d'autant plus inspirés de réussir le grand écart que leur calendrier leur propose un programme de fin de saison manichéen, avec le déplacement à Laval la semaine prochaine, également en lutte pour sa survie, avant la prestigieuse réception de Saint-Etienne, bien parti pour la montée directe.

«Ne pas changer»

«On a conscience que ce sont des matchs qui peuvent être difficiles, prévient Octave Joly à propos des oppositions face aux équipes en quête de maintien lors des dernières journées. On ne sait pas exactement ce qu'il peut se passer, les équipes peuvent venir dans un système différent de celui qu'elles utilisent habituellement, on ne sait pas si elles vont refuser le jeu ou essayer de jouer.» Son entraîneur prône également la méfiance quand il évoque le prochain adversaire. «C'est une équipe de bas de tableau mais avec des joueurs de grande qualité et qui n'était pas programmée pour se retrouver là où elle est. Ce genre de situation est compliqué à gérer. Mais il y a autant de technique, de qualité de dribble et de percussion en attaque à Amiens qu'à Troyes», estime Didier Santini.

Pour réussir cette échéance, ses hommes pourront miser sur une confiance au sommet, issue de leur série d'invincibilité longue de 16 matchs. «Il faut se servir de tout ce qu'on a bien fait. Notre force, c'est de ne pas avoir changé de jeu contre Bastia ou contre Troyes. Le discours du coach est le même quel que soit l'adversaire, il ne faut pas changer ce qu'on fait», appuie Octave Joly. Et en cas de coup dur, les Ruthénois devraient aussi pouvoir compter sur le soutien de leurs supporters, qui les avaient poussés contre Troyes. Le stade fera une nouvelle fois le plein ce soir, suggérant qu'il est encore plus difficile de trouver une place pour Paul-Lignon que pour Céline Dion. «Le public a pris de l'expérience, il nous fait vivre encore plus d'émotions, apprécie Didier Santini. Dans la difficulté, on sait qu'il sera toujours là.» En ce moment, il s'agit surtout de bonheur pour des sang et or qui ne demandent qu'à prolonger le plaisir.