Deux hommes respectivement âgés de 38 et 45 ans ont été pendus à l’aube dans la prison centrale de Karaj, près de Téhéran, a précisé dans un communiqué le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), branche politique des Moudjahidine du peuple (MEK).
L’Iran a exécuté lundi deux nouveaux membres des Moudjahidine du peuple (MEK), groupe d’opposition en exil, a indiqué l’organisation, la justice affirmant de son côté qu’ils étaient liés aux services de renseignement israéliens. «Les peines de mort de Mohammad Masoom-shahi et Hamed Validi ont été appliquées à l’aube», a annoncé le site Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire.
Les deux hommes, respectivement âgés de 38 et 45 ans, ont été pendus à l’aube dans la prison centrale de Karaj, près de Téhéran, a précisé dans un communiqué le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), branche politique du MEK. Ils étaient membres du MEK, organisation interdite en Iran, a-t-il ajouté.
Ces exécutions sont les dernières en date d’une série depuis le début de la guerre avec Israël et les États-Unis. Un cessez-le-feu de deux semaines est en vigueur depuis le 8 avril. L’Iran a exécuté ces dernières semaines huit membres du MEK et sept hommes condamnés en lien avec les manifestations contre le pouvoir, qui ont secoué le pays en janvier.
Mise en garde contre «de nouvelles exécutions de prisonniers»
«Avec les exécutions d’aujourd’hui, au moins 15 prisonniers politiques ont été exécutés depuis le 19 mars», a souligné Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège. Il a mis en garde contre «de nouvelles exécutions de prisonniers politiques et de manifestants dans les jours et semaines à venir».
«Les deux membres du MEK rejoignent le nombre croissant de membres héroïques exécutés ce mois-ci sous le régime d’une dictature religieuse», a déploré la dirigeante du mouvement, Maryam Rajavi. «Leur seul ‘crime’ était leur engagement en faveur de la liberté et de la libération de leur peuple».
Le site Mizan avait écrit pour sa part que les deux hommes étaient «membres d’un réseau d’espionnage lié au Mossad», le service de renseignement israélien. Ils ont été condamnés pour le crime de «guerre contre Dieu» ainsi que pour «collaboration avec des groupes hostiles et le régime sioniste», selon la même source. D’après des organisations de défense des droits humains, l’Iran est le deuxième pays au monde en nombre d’exécutions, derrière la Chine.


