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¿Hubo un trauma? Agathe Lecaron confiesa haber olvidado todos sus años de secundaria

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Solaire à l’écran, Agathe Lecaron ne laisse rien transparaître de ses angoisses. Pourtant, l’animatrice de 52 ans souffre d’hypocondrie sévère depuis plus de vingt ans – une maladie qui toucherait près de 8 millions de personnes en France. La présentatrice de Bel & bien ensemble y a même consacré un livre intitulé Patiente zéro, dans lequel elle se livre sur son combat contre ce trouble mental encore sous-estimé par la société. «Cette hypocondrie me caractérise tellement qu’à un moment, il fallait que ça sorte. Après, replonger dedans reste ambivalent, parce qu’à l’origine, il y a eu un vrai trauma», confiait-elle dans une interview accordée à Madame Figaro. Et d’ajouter : «C’est une maladie mentale de bourgeoise, il faut le dire. Moi, j’ai le luxe de m’auto-analyser, m’auto-palper, consulter partout. Et d’ailleurs, le seul moment où l’anxiété disparaît, c’est quand quelque chose de vraiment grave arrive autour de moi.»

«C’est très étrange» : Agathe Lecaron se confie sur son «amnésie totale» de ses années collège

Durant son enfance, l’école a été «une soupape», confie Agathe Lecaron dans une interview accordée à La Tribune dimanche. «Je me sentais en décalage, mais j’ai très vite compris qu’en faisant rire les autres je créais du lien. Alors j’ai utilisé l’humour à l’école puis à la maison avec mes parents, que je ne voyais pas heureux ensemble. Les faire rire créait une forme de cohésion, et ça me nourrissait beaucoup, poursuit-elle. Et puis, en tant que fille unique, je me suis toujours sentie très seule. Je gardais pour moi une vraie part de noirceur. Je faisais semblant, je m’adaptai, alors qu’au fond je ne me sentais pas concernée par les mêmes choses que les autres enfants.» Des tourments dont elle ne parlait pas forcément à ses parents, parce qu’ils n’étaient pas vraiment là.

Dans cette même interview, Agathe Lecaron explique ne pas avoir de souvenirs de ses années collège. «Amnésie totale», déclare-t-elle. Avant de poursuivre : «Je ne me souviens d’aucun visage, d’aucun moment partagé. Est-ce qu’il y a eu un traumatisme ? Honnêtement, je n’en sais rien. Ce n’était pas une époque heureuse car je me cherchais énormément. Mais cette absence de souvenirs reste très étrange.»

Comment Agathe Lecaron évite-t-elle de transmettre ses angoisses à ses enfants ?

Dans ce contexte, Agathe Lecaron craint aussi de transmettre ses angoisses à ses enfants. «Force est de constater que mon angoisse est déjà un peu hypocondriaque», révélait-elle dans les colonnes de Madame Figaro. Mais la mère de famille fait de son mieux pour les protéger de ses propres souffrances. «Notre rôle, c’est d’essayer de casser ces schémas pour nos propres enfants. J’essaie simplement d’être une mère ‘suffisamment bonne’ pour ne pas reproduire certaines erreurs», déclare-t-elle dans La Tribune dimanche. «Quand mes deux fils me demandent ce qu’il y a après la mort, je leur réponds : ‘Je ne sais pas.’ Enfant, comme je n’avais pas de réponse, j’imaginais toujours le pire. J’ai grandi dans une éducation très catholique, avec beaucoup de culpabilité, l’idée du péché, de l’enfer… Je pense que la source de mon anxiété vient aussi de là.»