L’ancien directeur du football de l’OM, Medhi Benatia, s’est exprimé ce mercredi dans l’émission «The Bridge» sur les différentes difficultés rencontrées à son arrivée au club et tout au long des deux ans et demi de son passage marseillais.
«J’ai vu des comportements, ce n’est pas possible.» Deux ans et demi après son arrivée à Marseille en tant que directeur du football, Medhi Benatia a quitté ses fonctions cette semaine à l’issue de la saison 2025-2026. Invité de l’émission Youtube «The Bridge» d’Aurélien Tchouameni, l’ancien international marocain est revenu sur l’étendue de ses responsabilités au sein du club olympien.
«Tu t’occupes de tout: d’en bas, les parents qui, comme on dit, font un petit peu les poussettes avec la presse pour pouvoir pousser le gamin qui ne mérite pas de signer pro mais ils se disent que si on fait un papier à ce moment-là , ils vont t’obliger à le signer», a-t-il assuré. «Si tu ne t’occupes pas de ça, ça ne va pas être traité parce qu’à Marseille, pendant des années, ça a été la république du joueur.»
Medhi Benatia a alors donné un exemple assez déroutant: «En fonction de l’importance du joueur, sa femme est installée dans une tribune différente des autres joueurs. Et ça ne choquait personne. Moi j’ai vu ça… Et maintenant, les mecs, ils sont là , ils parlent… Je ne veux même pas donner leur nom parce que ça serait trop facile. Comment tu peux accepter quand tu partages un vestiaire avec un mec que ta femme est dans la même tribune que le président et que la femme du collègue elle est là -bas en tribune famille?»
«Je ne vais jamais changer»
Si, à l’origine, il n’avait «aucune raison de changer» de métier (d’agent à directeur du football), Medhi Benatia s’est pleinement investi dans sa mission. Quitte à faire beaucoup parler par des sanctions ou des prises de parole dans les médias. «Quand j’arrive dans ce club, j’ai un truc où je ne peux pas me louper, c’est que je suis obligé d’être entier tous les jours. Je ne peux pas me tromper, je vais rester vivre là -bas», a-t-il jusitifé.
Et d’ajouter: «J’aurais dû fermer les yeux sur tous les problèmes, sur les horaires, sur les mecs qui te font croire qu’ils ont travaillé 15h alors que ce n’est pas vrai, sur tout ce que j’ai vu dans ce club, la folie de ce club, sur les mecs qui sont là haut et sois-disant ont des rôles mais qu’en vérité je n’ai jamais compris à quoi ils servent? On m’a reproché de mettre le doigt mais je ne vais jamais changer.»
Alors que l’émission a été enregistrée en avril et qu’il savait déjà qu’il quitterait le club (après avoir repoussé sa démission sur demande de l’actionnaire Frank McCourt), Medhi Benatia a confié que «cette semaine il y a des trucs qui n’ont pas été». «Je pourrais me dire: ‘Dans cinq matchs, c’est fini, pourquoi tu vas encore faire des vagues?’ Mais j’ai vu des comportements, c’est pas possible», a-t-il assuré, sans en préciser la nature.


