
L'écrivaine et épouse du défunt Jean-Louis Servan-Schreiber s'est livrée sur le deuil, thème de son nouveau livre Vivre après toi, dans l'émission «Conversations» de Madame Figaro.
Invitée dans l'émission «Conversations» de Madame Figaro, Perla Servan-Schreiber s'est confié sur le décès de son époux Jean-Louis Servan-Schreiber en 2020. Une épreuve difficile que l'écrivaine a racontée dans son nouveau livre Vivre après toi. «Ce projet est né d'un journal que j'ai tenu dès le lendemain de la mort de Jean-Louis, confie-t-elle. Je l'ai écrit pendant deux ans et puis, je l'ai mis de côté.» Une collaboratrice, qui a conservé ses textes, l'a encouragée à publier cet essai. «J'ai pensé que si cela pouvait aider quelqu'un qui traverse la même chose que moi, ça valait la peine d'essayer.»
L'autrice a désormais fait son deuil, aidée par sa famille et par sa nature profonde. «Par chance, je suis née joyeuse, et cette joie a toujours réussi à percer le chagrin», explique Perla Servan-Schreiber à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. À 82 ans, elle se sent plus accomplie que jamais, libérée de tout questionnement. «La vie est pour moi devenue quelque chose de plus simple, qui alterne entre des mystères et des miracles.»
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Vivre seule
Malgré les années, le souvenir du jour du décès de son époux reste intact pour Perla Servan-Shreiber. «J'ai mis du temps à comprendre qu'il était mort, confie-t-elle à Joseph Ghosn. Je n'en avais absolument pas pris conscience directement. C'est très étrange. Je ne parvenais pas à comprendre véritablement qu'il n'était plus là .» Solitaire de nature, elle s'était habituée à un quotidien à deux, auprès de son époux. Après son décès, il lui a fallu un certain temps avant de retrouver le plaisir de l'isolement.
Je vis encore avec lui. Parce que la mort n'empêche ni d'aimer, ni de continuer à vivre avec lui
Pourtant, Perla Servan-Shreiber n'est jamais vraiment seule. Durant l'émission, elle a évoqué la présence constante de son époux à ses côtés. «J'ai la joie d'être mariée avec cet homme depuis maintenant trente-neuf ans. Je vis encore avec lui. Parce que la mort n'empêche ni d'aimer, ni de continuer à vivre avec lui», explique-t-elle. Avant d'ajouter : «Je trouve ça formidable de pouvoir continuer à lui parler. Alors certes, il ne me répond plus, mais je sais qu'il est là .» Même si Jean-Louis Servan-Shreiber s'en est allé il y a maintenant six ans, une part de lui continue de vivre à travers son épouse.




