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Cinéma:  Soumsoum, la nuit des astres  un voyage aux frontières du visible et de linvisible – Lyon Bondy Blog

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Le mardi 14 avril, le cinéma Comoedia situé à Lyon 7 a présenté lors d'une projection presse « Soumsoum, la nuit des astres », le nouveau film du réalisateur franco-tchadien Mahamat-Saleh Haroun. À l'issue de la séance, le réalisateur était présent lors de la rencontre presse pour revenir sur son œuvre, partager les coulisses et échanger avec les journalistes.

Synopsis: Dans un village isolé du Tchad, Kellou est traversée par des visions qu'elle ne comprend pas. Grâce à sa rencontre avec Aya, une exilée aux secrets douloureux, elle va découvrir une autre façon de regarder son passé, ses rêves et son village. Cependant, en prenant la défense d'Aya, que le chef du village tente de chasser, elle se heurte à la peur et la colère des habitants, et devra se battre pour ne pas renoncer à sa liberté.

Trailer du film :

À travers ce film, Mahamat-Saleh Haroun souhaite mettre en avant l'existence et le lien entre le monde des vivants et celui des morts, car il croit fermement que les morts sont toujours présent parmi nous. Dans le film, Kellou est connectée à ce monde parallèle où elle voit ce qui n'est pas visible aux autres, une nouvelle réalité qu'elle apprend progressivement à accepter.

Le tournage du film s'est déroulé en seulement six semaines, car le réalisateur Mahamat-Saleh Haroun a choisi de ne pas multiplier les prises, afin de préserver la spontanéité du jeu d'acteur de ses acteurs pour garder quelque chose de plus naturel et authentique possible. “Ce qu'ils donnent à la première prise est souvent le plus sincèreâ€, explique-t-il.

Le tournage à été réalisé en partie au Tchad mais il s'est toutefois pas déroulé sans difficultés, puisque certaines scènes étaient jugée inapproprié par les autorités locales. Une contrainte qui a poussé le réalisateur à filmer certaines scènes en France, afin de garantir une plus grande liberté de mise en scène. Autre particularité du film est l'usage différents des langues, notamment le français et le tchadien qui tout au long du film s'entremêlent naturellement. Un choix du réalisateur, qui voulait donner la possibilité à ses acteurs de jongler entre les langues qui leur étaient plus familière.

Interrogé sur sa scène préférée, Mahamat-Saleh Haroun a eu du mal à répondre puisque pour lui, le film forme un tout cohérent qui ne peut pas être divisé : “Je ne peux pas découper le filmâ€, affirme-t-il, en insistant sur l'importance qu'il donne à chaque scène du film.