Jean Reno est père de six enfants. Dont deux issus de son actuel mariage avec Zofia Borucka : il y a Cielo, né en 2009, et Dean, né en 2011. Au début du mois, nos confrères du Figaro indiquaient que les deux adolescents sont «scolarisés au lycée de français de New-York». Car oui, la famille partage sa vie entre les Etats-Unis et les Baux-de-Provence, un charmant village du Sud de la France où l’acteur possède une maison et a pendant un certain temps occupé un rôle particulier.
Si les fils de l’inoubliable Godefroy de Montmirail grandissent loin de l’Hexagone (l’un d’entre eux va partir étudier au Japon, où Jean Reno lance une tournée mondiale avec un seul-en-scène), ils bénéficient d’un enseignement tricolore de très haut vol. Mais l’excellence a un prix. Comme le soulignait une enquête de Libération parue en février dernier, le Lycée Français de New York (LFNY) est réputé pour être l’un des établissements les plus cossus de l’enseignement français à l’étranger. Pour y inscrire sa progéniture, les parents doivent en effet débourser la coquette somme de 43 600 euros par an, et ce, sans même compter les frais annexes comme la cantine ou les frais de dossier.
À ce tarif, les bancs de l’école voient logiquement défiler les enfants du gotha mondial, mêlant personnalités du show-business et figures politiques. Bien avant Cielo et Dean Reno, l’établissement bilingue a notamment accueilli Lourdes et Rocco, les enfants de Madonna. Côté politique, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin y a lui-même usé ses fonds de culotte dans les années 60 et 70 jusqu’à l’obtention de son diplôme.
Pour justifier une telle facture, le lycée new-yorkais offre à ses élèves un cadre d’apprentissage exceptionnel, de la maternelle jusqu’à la terminale. Au programme : une pédagogie qui fusionne l’exigence française avec l’approche très complète des écoles privées américaines. Outre l’intégration des filières STEAM (Science, Technologie, Ingénierie, Arts et Mathématiques) à tous les échelons, les élèves peuvent se perfectionner dans une troisième, voire une quatrième langue (mandarin, espagnol, allemand, italien) au contact de professeurs natifs.
Le quotidien des adolescents y est particulièrement riche. L’école met un point d’honneur à cultiver la fibre artistique avec des cours de danse, de théâtre, de musique ou d’arts visuels intégrés au cursus, et des ateliers parfois animés par des professionnels. Le temps extrascolaire n’est pas en reste : avec plus de 60 clubs étudiants, 43 équipes sportives, un service de garderie, un programme d’aide aux devoirs et un suivi renforcé pour l’orientation universitaire, tout est pensé pour façonner l’élite de demain et stimuler la communauté.
Un lycée malgré tout décrié et voici pourquoi
Mais ce microcosme ultra-prisé fait parfois grincer des dents. Le lycée est tellement sélectif qu’il s’est déjà retrouvé au cÅ“ur de vives polémiques. En 2012, Julien Balkany, alors candidat indépendant pour représenter les Français de l’étranger en Amérique du Nord, s’était insurgé contre ce système. Il dénonçait le fait que les enfants de célébrités américaines monopolisent les bancs de l’école au détriment des familles d’expatriés, allant jusqu’à s’agacer qu’ils «usurpent la place des petits Frenchies».
Et pour cause : l’élu soulignait à l’époque l’extrême tension des admissions, évoquant seulement douze places disponibles en petite section pour plus de 250 dossiers d’inscription ! Promettant de faire le ménage s’il était élu pour que les «bambins des vedettes» ne passent plus devant les ressortissants français, il s’était attiré les foudres de la direction des anciens élèves. Son président de l’époque, Roger Liwer, avait alors balayé la critique en rappelant que la présence de «fils de» n’était «pas une nouveauté» au sein de l’institution.
 Quoi qu’il en soit, avec ses installations de pointe et son carnet d’adresses, le LFNY continue de faire rêver les familles du monde entier, à commencer par celle de Jean Reno. Précisons enfin que ce dernier fait également parler de lui avec la récente sortie de son nouveau roman, L’Evasion.
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