Sorti en 2006, Le Diable s’habille en
Prada a été l’un des plus gros succès au cinéma cette
année-là . Cette comédie de David Frankel est adaptée du best-seller
de Lauren Weisberger, ex-assistante de la papesse de la mode Anna
Wintour – les droits du livre ont été acquis avant même qu’elle ait
terminé son écriture. Elle raconte les déboires d’une jeune
journaliste, Andrea «Andy» Sachs (Anne Hathaway), qui découvre le
monde merveilleux de la mode en devenant l’assistante stagiaire de
la terrifiante Miranda Priestly (Meryl Streep), rédactrice en chef
du magazine Runway (toute ressemblance, etc.).
Film culte par excellence, et dont la suite
sort.. 20 ans plus tard, a peut-être encore quelques petits secrets
à vous dévoiler… Saviez-vous que :
Un casting de haute volée et une garde-robe hors norme
Le rôle de Miranda était destiné à Meryl Streep dès le début
(même si d’autres noms ont circulé). Elle a néanmoins ardemment
négocié son salaire pour accepter. Pour incarner Andy, c’est
Rachel McAdams qui était pressentie. Mais
l’actrice, qui se remettait à peine des succès de Lolita malgré
moi et N’oublie jamais a décliné la proposition. Par
trois fois. Ont également été contactées Scarlett Johansson,
Natalie Portman, Kate Hudson ou encore Kirsten Dunst. Avant qu’Anne
Hathaway ne mettre tout le monde d’accord.
Les vêtements, chaussures, et accessoires portés par Andrea,
Miranda (une soixantaine, rien
que pour elle) et Emily (l’assistance en titre) font partie
intégrante du film. Ce sont des grandes marques. De luxe. Il y a du
Chanel, du Prada, du Vivienne Westwood, du Dolce & Gabbana, du
Calvin Klein ou du Valentino (pour n’en citer que
quelques-unes).
La valeur de la garde-robe – «construite» par
Patricia Field, est estimée, au bas mot, à 1 million de dollars –
ce qui en fait l’un des plus élevés de l’histoire du cinéma. Alors
que le budget alloué par la production était… dix fois moindre.
Comment a-t-elle fait ? «Nous n’aurions jamais pu le faire sans
l’aide de mes amis de l’industrie de la mode. Cela aurait été
impossible», a expliqué la costumière lors de la sortie du
film. En gros, elle a fait jouer ses relations. Et non, ce
n’était pas du placement du produit.
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Selon Vogue, la pièce la
plus chère du film est un collier d’inspiration
égyptienne signé Fred Leighton et porté par Meryl Streep. Son prix
? 100.000 dollars.
Anecdotes de tournage et scènes
devenues cultes
Sur une idée de Meryl Streep, tous les costumes
du Diable s’habille en Prada ont été vendus lors d’une
vente aux enchères au profit de la recherche sur le cancer du sein.
Et comme Anne Hathaway voulait absolument garder le manteau vert
aux poignées léopard d’Andy, son petit ami de l’époque, Raffaello
Follieri, le lui a acheté. Meryl Streep a, de son côté, conservé
les lunettes de soleil Gucci de Miranda. Que l’actrice portera deux
ans plus tard dans la comédie musicale Mamma Mia !

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Paris et sa Fashion Week sont au programme du
film. Si Anne Hathaway et Simon Baker (Christian) ont fait
le déplacement en France pour un tournage de deux jours, ce n’est
pas le cas de Meryl Streep. Cela aurait coûté trop cher à la
production. La venue de Miranda à Paris ? Du fake ! Ses scènes ont
été tournées à New York. Sur fond vert.
Le film a obtenu deux nominations aux Oscars :
une pour Meryl Streep (meilleure actrice), une pour Patricia Field
(meilleure création de costumes). Ce sont respectivement Helen
Mirren (pour The Queen) et Milena Canonero (pour Marie
Antoinette) qui ont remporté la statuette.
Malgré leur interaction réduite, Emily Blunt (Emily) et Stanley
Tucci (Nigel, le directeur artistique) sont devenus amis sur le
tournage du Diable s’habille en Prada. En 2010, l’acteur,
veuf depuis l’année précédente, faisait partie des invités au
mariage d’Emily avec John Krasinski et à cette occasion, elle lui a
présenté sa grande sœur, Felicity. Ils se sont
mariés en 2012.

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