PORTRAIT – Depuis avril, des rumeurs circulent au sujet de l'actrice et de sa probable relation avec le footballeur français. Mais avant de faire la Une des journaux à ce sujet, celle qui a monté les marches à Cannes ce mercredi était surtout connue pour avoir rencontré un succès fulgurant dans une série Netflix.
Pour beaucoup, elle a longtemps été Carla, aussi surnommée «la marquise», dans la série Netflix, Élite. À l'époque de la diffusion du programme, Ester Expósito était même l'une des actrices espagnoles les plus recherchées sur Internet. Après ce succès fulgurant, elle a préféré s'éloigner des caméras se faisant plus discrète face à la pression médiatique. Mais depuis début avril, son nom fait à nouveau le tour des médias, surtout en France. En effet, l'actrice espagnole serait en couple depuis peu de temps avec la célèbre star des terrains de football, Kylian Mbappé. Depuis 2024, le sportif évolue au Real Madrid, ville dont est originaire celle qui serait sa nouvelle compagne. Le quotidien Marca  avait révélé que les deux célébrités se seraient montrées particulièrement proches lors d'une soirée organisée au 10e Ciel, le rooftop de l'hôtel Pullman à Paris.
Depuis, tous les déplacements de l'actrice et de l'athlète sont scrutés par les paparazzis. Toutefois, l'attaquant et la jeune première n'ont fait aucune annonce officielle au sujet d'une probable histoire d'amour. Kylian Mbappé a toujours été très discret au sujet de sa vie privée, quant à Ester Expósito, depuis qu'elle a connu le côté obscur de la célébrité, elle préfère ne pas faire de vague et garder le silence sur ses relations amoureuses. Selon ses dires, si elle avait pu s'épanouir en tant qu'actrice sans devenir célèbre, elle l'aurait fait. «Je n'ai jamais rêvé d'être célèbre. Je voulais être actrice et en vivre, mais la célébrité n'était pas une option», raconte-t-elle dans une interview pour El PaÃs  en octobre 2023. «Au début, grâce à l'aide de mes parents, j'arrivais bien à gérer la situation. Mais aujourd'hui, ça commence à me peser.»
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Père architecte
Son objectif a toujours été de monter sur scène. Depuis l'âge de 5 ans, Ester Expósito se passionne pour le théâtre. Née à Madrid, elle grandit dans une famille aimante et avoue avoir eu une enfance privilégiée. Son père est un architecte à succès et sa mère est gestionnaire immobilière. Petite, elle rêve d'être indépendante et de quitter la maison dès qu'elle en aura les moyens. «Je voyais des enfants travailler au cinéma et à la télévision et je disais à mes parents : “Pourquoi ça ne pourrait pas être moi ?â€. Ils voulaient que j'aille à l'école, que j'étudie et que j'aie une enfance normale», racontait-elle à El Pais. Mais Ester Expósito est une artiste dans l'âme. Lorsqu'elle est jeune, elle fait tout pour se démarquer, trouver son style et montrer sa personnalité. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle n'aimait pas les uniformes scolaires qui lui étaient imposés et faisait tout pour les personnaliser, en retroussant les manches ou en les remplaçant par des survêtements lorsqu'elle le pouvait.
À l'âge de 13 ans, elle fait ses premiers pas sur les planches. Elle s'inscrit dans une école de théâtre et un an plus tard, elle trouve un agent. En 2013 et en 2014, elle obtient le prix de la meilleure actrice dans un second rôle lors des Concours de théâtre communautaire de Madrid. Puis en 2016, elle reçoit le prix d'interprétation féminine de l'Université Carlos III pour sa performance dans la pièce de théâtre El show de Truman. La même année, elle fait ses débuts devant les caméras en participant au film Que Dieu nous sauve de Rodrigo Sorogoyen, mais sa scène a finalement été coupée au montage. Elle tient aussi des petits rôles dans les séries Centro médico ou encore Lock Up.
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Le succès ÉliteÂ
À 17 ans, Ester Expósito commence déjà à réaliser son rêve de devenir actrice. Elle passe une audition pour la série Netflix Élite et obtient le rôle de Carla. Jeune héritière d'une riche famille espagnole, celle qui est aussi surnommée «la marquise» étudie au lycée prestigieux de Las Encinas. Exigeante, sûre d'elle et espiègle, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds quitte à laisser tomber son petit ami, Polo, interprété par Ãlvaro Rico. Ce rôle propulse rapidement la jeune femme âgée de 18 ans à l'époque, au sommet. Plus de 20 millions de foyers dans le monde regardent la première saison de la série dès son premier mois de diffusion, selon Netflix, rapporte El Pais.
Les fans se passionnent pour le personnage de Carla : d'abord antipathique, puis fascinant, jusqu'à devenir attachant. Aujourd'hui, six ans après son départ de la série, Ester Expósito est toujours interrogé à ce sujet. Même si la période après Élite a été difficile, elle se souvient de cette expérience avec joie. «Ça ne me dérange pas. Je l'aime beaucoup et je suis très reconnaissante. Ça m'a donné l'occasion d'être vue partout dans le monde, d'être ici et de mener d'autres projets qui m'intéressent», confiait-elle à El Pais. Après trois saisons d'Élite, l'actrice décide de partir, comme un grand nombre des acteurs qui apparaissent dans la saison 1. «Chaque chose a son moment», déclarait-elle au média espagnol. «Ça n'avait plus de sens de continuer avec mon personnage. J'avais 20 ans et je voulais faire de nouvelles choses.» Elle se tourne d'ailleurs vers un genre complètement différent du programme qui la fait connaître et qui l'a toujours fasciné pendant son enfance : l'horreur. Elle se retrouve dans Venus de Jaume Balagueró, en 2022, Lost in the Night d'Amat Escalante, en 2023, qu'elle présentera la même année au Festival de Cannes. En 2024 elle joue dans Les Maudites de Pedro MartÃn-Calero puis dans El Talento de Polo Menárguez. Depuis 2024, elle apparaît aussi dans la série Bandidos diffusée sur Netflix.
Anxiété et célébrité
Mais l'expérience Élite a des conséquences sur la santé mentale de l'actrice qui souffre d'anxiété. «Je suis très dure avec moi-même. Je me punis d'une manière un peu toxique et négative, et cela m'a joué de très mauvais tours. Déjà au lycée, j'ai traversé une période très difficile. J'ai eu beaucoup de mal à me trouver et à me sentir bien dans ma peau : mes amis ne m'ont pas aidée, je me sentais assez seule et rien ne me motivait», racontait-elle à  Vogue Spain  en septembre 2024. Si cette vie d'actrice l'a toujours fait rêver, elle s'est finalement rendu compte qu'elle ne ressemblait pas à ce qu'elle avait imaginé. Comme elle le racontait à El PaÃs, elle a toujours «idéalisé la vie d'adulte».
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«Je commence à comprendre que ma vie ne redeviendra jamais ce qu'elle était. Je me consacre à ce que j'aime, mais la pression est énorme. Je suis quelqu'un de très anxieux, et cette exposition médiatique ne m'aide pas à gérer cela», expliquait l'actrice. Avec Élite, le succès est tel qu'elle se retrouve confrontée à la face sombre de cette célébrité qu'elle n'arrive pas à contrôler. «Les réseaux sociaux, les offres d'emploi, les gens dans la rue… (Il y avait) un million de stimuli qui m'empêchaient de ralentir et de faire le point sur moi-même. J'étais tellement distraite que je ne pouvais pas m'arrêter de réfléchir», expliquait-elle à El PaÃs. Après Élite, «lorsque ce brouhaha s'est un peu calmé», elle comprend qu'elle doit affronter une certaine solitude qui a «ébranlé» sa confiance en soi.
«C'est pour ça que je suis partie au Mexique quand j'ai terminé. Partir, c'était pour m'échapper d'ici, car tout me rappelait mon passage dans la série», racontait-elle à Vogue Spain. «Pour moi, il était très important de m'ouvrir à d'autres genres et de continuer à faire du cinéma, une industrie que j'aime et dont je voulais faire partie.» Alors, après Élite, elle décide de prendre ses distances avec les médias, de se faire plus discrète. «En arriver là m'a demandé beaucoup de temps et de sacrifices ; j'ai laissé passer de longues périodes sans rien faire, seule chez moi avec mon anxiété, en attendant qu'un projet qui me plaise vraiment se présente», expliquait-elle à El PaÃs. «Ce processus m'a parfois plongée dans des moments sombres où je me sentais très triste et un peu vide de ne pas faire quelque chose qui me comble. Je suis consciente que c'est une chance et un privilège, mais cela s'est avéré compliqué».
Ester Expósito décide aussi de consulter un professionnel de santé. «Il y a deux ans, j'ai commencé une thérapie et ça s'est très bien passé. J'ai dû arrêter parce que je tournais à l'étranger, mais j'aimerais bien recommencer maintenant», racontait-elle, tout en ajoutant que ça n'a pas été facile pour elle de «franchir le pas : aller voir un inconnu, s'exposer à lui et parler de ce qui nous fait souffrir». «Mais au final, c'est positif. Je dois y retourner parce que j'ai besoin de gérer mon anxiété. Je pense que je peux tout gérer, mais ce n'est pas le cas.»
Mode et influence
En dehors de son métier d'actrice, Ester Expósito a aussi beaucoup de succès sur les réseaux sociaux. Férue de mode, elle a été l'égérie de la marque de chaussures, Doble Victoria et aussi ambassadrice pour Ralph Lauren, ou encore plus récemment pour Desigual. La jeune femme de 26 ans est au premier rang de nombreuses Fashion Weeks et commence même à devenir une habituée du Festival de Cannes. Elle faisait ses premiers pas sur le Croisette en 2021, puis en 2023 pour le film Lost in the Night d'Amat Escalante. Depuis, elle revient chaque année sur les marches du Palais des festivals. Mardi 19 mai, elle a d'ailleurs été aperçue à Cannes à l'occasion de la 79e édition. Elle a d'ailleurs monté les marches en majesté ce mercredi 20 mai, pour La Bataille de Gaulle, dans une élégante robe longue.
Si Ester Expósito compte plus de 24 millions d'abonnés sur son compte Instagram, elle ne se considère pas comme une influenceuse pour autant. «Pour moi, c'est comme un jeu. Ce n'est ni mon métier, ni mon rêve. Je ne me considère pas comme une influenceuse. Je ne montre pas ma vie et je ne me consacre pas à être une créatrice de tendances. Les réseaux sociaux doivent être utilisés pour ce qu'ils sont, sinon ils peuvent être toxiques et dangereux», affirmait-elle auprès d'El PaÃs. «Pour moi, c'est une vitrine. Je ne montre qu'une toute petite partie de ma vie, mais pas les meilleurs ni les pires moments.» Cette vitrine, elle s'en sert aussi pour prendre régulièrement position sur des sujets de société. En 2024, elle s'exprimait à propos de la crise migratoire dans des stories Instagram.
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Pour Vogue Spain, elle affirmait collaborer régulièrement avec l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés et s'est aussi engagée auprès de l'ONG catalane, Open Arms, destinée au sauvetage des réfugiés en mer. «Je sais qu'il y aura des gens qui ne seront pas d'accord avec moi et s'ils l'expriment de manière respectueuse, c'est parfait, mais la plupart de ceux qui se sont exprimés l'ont fait de manière tellement irrespectueuse, en m'insultant de manière tellement horrible, qu'ils ne laissent planer aucun doute sur leur misogynie et leur racisme», déclarait-elle à Vogue Spain. «Au final, ils me donnent raison et se révèlent être de véritables misogynes et racistes, ce qui caractérise l'extrême droite.» En septembre 2025, elle participait aussi à une manifestation organisée par la plateforme «Artistes avec la Palestine» à Madrid. Avec une dizaine de personnalités du monde culturel, elle a contribué à la lecture des noms de 18.500 enfants palestiniens tués à Gaza lors des attaques israéliennes.
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Elle défend les réfugiés, les peuples opprimés mais aussi les femmes. Ester Expósito s'exprime beaucoup au sujet du sexisme. «Je constate qu'il est encore difficile de donner aux femmes le contrôle et le pouvoir partout, et c'est vrai aussi au cinéma et à la télévision. La plupart des réalisateurs, des scénaristes et des membres des équipes sont encore des hommes, et la plupart des histoires et des personnages principaux tournent autour des hommes», a-t-elle déclaré à El PaÃs. «Nous, les femmes, sommes encore des satellites décoratifs qui gravitent autour des histoires masculines… Ce n'est pas grave que les hommes soient les protagonistes des histoires ; le problème, c'est qu'ils constituent la majorité [des histoires]. C'est pourquoi nous devons continuer ; nous ne devons pas baisser les bras. J'ai eu beaucoup de chance, mais je constate qu'il est encore difficile pour les idées des femmes d'être prises au sérieux.» Avec ses prises de paroles, elle prend le risque de recevoir des critiques, ou de manquer des projets cinématographiques, mais cela ne semble pas être un problème pour elle.





