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Affaire Patrick Bruel : au théâtre, ces signes que le malaise monte alors quil joue avec Stéphane Freiss et Marine Delterme

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En prenant la parole ce week-end après l’annonce de la plainte déposée par Flavie Flament, Patrick Bruel a fait savoir qu’il voulait se battre devant la justice pour «faire toute la lumière» sur les accusations portées par l’ancienne animatrice de Télématin. «Elle l'a déjà fait par le passé», a-t-il souligné faisant une allusion aux enquêtes classées sans suite après le dépôt de premières plaintes en 2019. «Je continuerai de faire mon métier, avec le même dévouement et la même passion», ajoutait l’artiste aujourd’hui âgé de 67 ans. Mais les choses semblent se compliquer pour lui. L'agence Gestev a annulé mardi 19 mai les trois concerts de Patrick Bruel prévus en décembre au Théâtre Capitole de Québec, invoquant le contexte actuel. Dans l’Hexagone, plusieurs maires, parmi lesquels Emmanuel Grégoire et Benoît Payan, ont demandé publiquement à Patrick Bruel de «mettre entre parenthèses sa carrière» le temps de laisser agir la justice.

Patrick Bruel : après la représentation, les spectateurs ne se lèvent plus pour l’applaudir comme ils le faisaient au début

Au théâtre Édouard VII où il joue actuellement avec Stéphane Freiss et Marine Delterme, dans Deuxième partie, une pièce de Samuel Benchetrit, l’époux de Vanessa Paradis, les signes de tension et de malaise se multiplient raconte Le Parisien dans son édition du jeudi 21 mai. Au moment de saluer, à la fin de la pièce, les spectateurs ne se lèvent plus pour applaudir l’acteur comme c’était le cas, lors des premières représentations, révèle le quotidien. L’artiste ne semble pas au mieux de sa forme, nos confrères le décrivent engoncé dans un pull jaune : «il semble fatigué, le visage bouffi, marqué». Lorsqu’il rappelle ses camarades sur scène, ces derniers «mettent un peu de temps à revenir«.

L’acteur doit jouer la pièce jusqu’au 7 juin prochain, et tous les billets ont été vendus. S’il n’est pas question d’annuler, la directrice de la salle ne cache pas que la situation actuelle gâche un peu la fête. «Là on vient de fêter la 100e, d’habitude on va au restaurant, mais on est restés ici. Entre nous, on a bu un coup, pas plus.» Patrick Bruel a fêté son anniversaire le 14 mai, et la directrice ajoute : «Normalement, on fait quelque chose, on boit du champagne. Là rien, il n’a pas la tête à ça.»

La phrase de Patrick Bruel qui ne passe pas inaperçue dans la pièce

Les spectateurs sont donc au rendez-vous, mais les accusations autour du chanteur commencent à coloniser les esprits. «Bien sûr, on ne parle que de ça, admet une octogénaire. Mais on avait les places depuis longtemps.» Deux amies venues ensemble sont interrogées, l’une d’entre elle avoue : «Ce serait aujourd’hui, je n’aurais pas pris les places, mais on les avait. Personnellement, j’y ai pensé pendant la pièce, surtout quand il parle d’amour.» Sur les planches, l’une des répliques de l’acteur trouve un «Ã©cho particulier» : «On ne peut pas forcer les gens à aimer». L’autre spectatrice prend la parole à son tour : «Je ne l’ai pas senti super à l’aise aussi, et il a mauvaise mine». D’autres, fans du chanteur et comédien, disent ne pas s’être posé une seule fois la question d’annuler. Pour eux, il reste un «grand artiste». Une femme ose même affirmer, comme Anny Duperey, il y a peu, que c’est le chanteur «qui aurait dû porter plainte pour harcèlement pendant la Bruelmania».

La directrice du théâtre Edouard VII se dit à l’écoute des spectateurs et assure qu’ils peuvent se faire rembourser s’ils en éprouvent le désir. Pour l’heure, le mouvement est minoritaire, seule une vingtaine de personnes l’ont demandé. En revanche, «il arrive que les gens ne se présentent pas». Le Parisien confirme. Alors qu’il était impossible de trouver des places pour la pièce à la vente vendredi dernier, certains sièges sont restés vides au lever de rideau ce mardi.