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Lo que queda de los JJOO de París, son ante todo las emociones

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Journaliste au sein de la rédaction du quotidien sportif » L’Équipe » où il est entré en 1990, après une expérience dans une agence de presse, Marc Ventouillac, 65 ans, a passé sa vie professionnelle à raconter les exploits des plus grands champions français, à décrypter leurs performances, du perchiste Jean Galfione au biathlète Martin Fourcade.

Le jeune athlète qui s’entraînait sur la piste du stade de Revel et qui s’était illustré au lancer de marteau avec le club local, remportant même un titre départemental, a vécu une carrière rythmée par la couverture des plus grandes manifestations et compétitions sportives mondiales.

Revenu au pays quand la retraite a sonné, il a décidé de s’investir dans un milieu sportif qu’il connaît bien et vient d’être élu, le 11 avril dernier, président pour l’Europe de l’Association internationale de la presse sportive (AIPS), organisation internationale représentant les intérêts de la presse écrite sportive. De quoi occuper son temps entre sorties à vélo dans la Montagne Noire ou lancer les projets qu’il a en tête, notamment avec sa ville de Revel.

Pourquoi cet engagement en faveur de l’Association internationale de la presse sportive et quels sont vos objectifs en tant que nouveau président ?

La mission de l’AIPS, qui regroupe quarante-deux pays et travaille avec quarante-six fédérations internationales affiliées, est de faire en sorte que les journalistes sportifs soient en mesure d’exercer leur métier dans de bonnes conditions et d’Å“uvrer à la liberté de la presse. C’est aussi d’être un interlocuteur des fédérations sportives internationales pour améliorer le cadre existant. J’avais été candidat, sans succès, une première fois. Là, j’étais préparé, avec du temps à consacrer à cette mission. Avec notre équipe, nous avons la volonté d’amplifier l’action de l’association.

Vous qui avez porté la flamme olympique pour les JO de Paris, à Revel, quel héritage demeure deux ans après ?

Je crois que ce qu’il reste avant tout, ce sont les souvenirs et les émotions, pour les bénévoles, les spectateurs, les sportifs qui ont vécu cet événement. Tout s’est bien passé, alors que les discours les plus pessimistes se multipliaient auparavant, comme c’est le cas à chaque fois d’ailleurs. On a eu droit à une vraie fête ! L’héritage ? Des éléments construits, piscine, village olympique, mais pour le reste, la courbe des subventions a vite baissé. La France n’est pas un pays de sport, qui a cette culture, même si on peut comprendre qu’il y a des problèmes de sous.

En plus de trente ans dans la profession, quelles sont les évolutions ou inflexions que vous avez pu constater dans le métier de journaliste sportif ?

Je pense que nous avons perdu l’accès direct et e la proximité avec les sportifs, il y a désormais, le plus souvent, des filtres entre eux et le journaliste : agents, réseaux sociaux…

Quels sont les sportifs qui vous ont le plus marqué ?

Celui avec qui j’ai tissé des liens d’amitié et dont je suis encore aujourd’hui très proche, c’est Jean Galfione, champion olympique en 1996 à Atlanta. Il m’a d’ailleurs remis la médaille de l’Ordre national du mérite. Il y a eu d’autres grands champions qui m’ont marqué, comme les deux rameurs Michel Andrieu et Jean-Christophe Rolland, champions olympiques d’aviron à Sydney, en 2000. Il y a, bien sûr, l’immense biathlète Martin Fourcade, multimédaillé olympique. Tous m’ont provoqué des émotions fortes.

Le plus bel endroit où vous avez Å“uvré à l’occasion d’un grand rendez-vous sportif ?

J’ai adoré le stade olympique de Stockholm, qui est resté dans son jus, vintage, et celui d’Helsinki aussi. Mais le plus impressionnant demeure le Nid d’oiseau de Pékin (2008).

Une discipline, un sport que vous avez aimé suivre ?

L’aviron, c’est un sport magnifique à regarder et pratiqué par des gens que j’aime, des gens bien. Quand j’ai pris ma retraite, les rameurs de l’Équipe de France ont organisé une réception en mon honneur.

Comment allez-vous désormais occuper votre retraite ?

Déjà, je vais la vivre à Revel, avec mon épouse Anne. Je me suis remis au vélo. Je vais sûrement m’impliquer aussi dans le club de natation local. Ensuite, j’ai plein d’idées pour organiser des manifestations. J’ai en tête une compétition un peu décalée, que j’aimerais monter à Revel : les JO de Paris 1900, avec des disciplines parfois inattendues pratiquées à l’époque. Je vais utiliser mon carnet d’adresses pour faire venir des sportifs. J’envisage, enfin, de mettre en place l’opération «Â Du stade à l’emploi «, pour permettre à des entrepreneurs et à des personnes à la recherche d’un boulot de se rencontrer.