Inicio Deportes Las personas que se destacan en su deporte sienten esta necesidad, según...

Las personas que se destacan en su deporte sienten esta necesidad, según una atleta.

18
0

Connaissez-vous l’Hyrox ? Cette compétition consiste en 8 kilomètres de course à pied en salle, entrecoupés de 8 épreuves de fitness. Pour certains, c’est une punition. Pour Cleide Houbiguian, c’est un mardi. Cette sportive en a 7 à son palmarès, dont deux en catégorie solo pro. Aujourd’hui, l’athlète a un nouvel objectif en tête : se qualifier aux championnats du monde d’Hyrox, dans la catégorie 40-45 ans.

En attendant de réaliser son rêve, elle nous ouvre une petite fenêtre sur son mental, aussi béton que ses cuisses. Elle nous aide notamment à répondre à la question qui brûle les lèvres des adeptes du canapé : Pourquoi s’infliger ça ? Qu’est-ce qui motive tant les sportifs à repousser leurs limites ?

Derrière la performance, le besoin de contrôle «J’ai couru un Hyrox solo en catégorie open au Grand Palais, que j’ai terminé en 1h14, contre 1h19 sur mon premier solo à Toulouse en 2025. Après deux courses en catégorie pro, c’était aussi une manière de me re-tester», nous partage Cleide Houbiguian. Pour la sportive, chaque événement est un prétexte pour se tester, mieux se comprendre.

Cette course au Grand Palais me permet de situer précisément mon niveau, de mesurer ma progression et d’identifier ce que je dois encore développer. Sur le plan personnel, c’est une manière de valider le travail accompli et de rester honnête avec moi-même : voir jusqu’où je suis capable d’aller, et accepter ce qu’il me reste à construire.

Côté performance, les objectifs de la sportive sont clairs. Mais que cachent-ils sur le plan psychologique ? Si Cleide Hobiguian et ses compagnons d’effort veulent à ce point connaître leurs limites, c’est surtout pour pouvoir aller au-delà. L’idée : avoir le contrôle sur soi-même. «Se dépasser, pour moi, ce n’est pas chercher à être ‘plus’ que les autres, mais à être plus alignée avec moi-même. Le sport répond à un besoin de clarté et de maîtrise : dans l’effort, tout devient simple, direct, sans filtre.»

Le sport pour se réapproprier son corps Outre son aspect développement personnel, Cleide Hobiguian met également en avant le côté thérapeutique de la pratique. «C’est aussi une manière de canaliser l’énergie, de transformer le stress ou le doute en quelque chose de concret.» Pour elle, le sport peut être un levier de réappropriation, permettant de se reconnecter à son corps, d’en faire une force.

«Les bénéfices de l’activité physique et sportive sur la santé mentale et sur la santé du cerveau ont été prouvés scientifiquement. (…) La particularité de l’activité physique et sportive est sa capacité à augmenter en particulier par le cerveau la libération des hormones dites du bonheur comme la sérotonine et la dopamine ce qui participe à l’amélioration du moral en cas de dépression. Enfin, le renforcement des liens sociaux associé et l’amélioration de l’estime de soi associés à la pratique des activités physiques et sportives jouent aussi un rôle important», rappelle le Professeur François Carré, cardiologue et médecin du sport, dans un entretien accordé au ministère de la Santé.

Enfin, Cleide Hobiguian y voit aussi un aspect presque politique. «Pour beaucoup de femmes, se dépasser physiquement, c’est aussi déconstruire certaines limites qu’on s’impose ou qu’on nous a transmises. Et surtout, il apprend quelque chose de précieux : la confiance ne se décrète pas, elle se construit, effort après effort.»